Liens par Janus29/5/2009 8:02 am

Un "casual friday" dans la légèreté aujourd’hui! Je vous présente une gallerie de photos de Cosplay - ces gens qui s’amusent à se déguiser en leurs idoles imaginaires! 

Liens par Janus28/5/2009 8:05 am

AURORA, dont je vous avais présenté la critique du Lien de Vanessa Duriès, vient de porter à mon attention dans un commentaire sa critique de l’Étudiante. 

Je vous invite à y jeter un oeil pour compléter le tour d’horizon! ;)

Réflexion par Janus27/5/2009 10:21 am

Les relations BDSM sont une catégorie à part de rapports, lorsqu’on y pense. C’est une façon d’entrer en relation toute particulière, et d’autant plus que même pour les gens qui partagent l’intérêt pour le créneau, la correspondance parfaite n’est pas garantie! 

Une discussion avec élodie m’amène à ajouter un élément à ma réflexion sur les (pas si beaux) lendemains mais aussi de l’amour qui reste.. À propos de comment des partenaires dominant / soumise se mettent à risque en sautant dans le vif d’une relation. 

Lorsque la fréquentation prend la tournure du jeu, tout arrive en même temps: autorité, douleur, sexe, restrictions, etc. Règle générale, les joueurs sont proportionnellement moins sur le qui-vive selon le degré de discussions qui a précédé le jeu… après avoir échangé des heures sur les fantasmes et les préférences de chacun, on serait bien placé pour pouvoir sauter dans le vif…

Et si c’était moins le cas qu’on le croit? Bien entendu, le dominant n’a que peu de chances de dépasser ses limites, mais les chances sont bonnes qu’il y mette la gomme, question de laisser une impression positive à sa partenaire.

La réciproque est aussi vraie mais plus problématique: la soumise dans ce contexte va vouloir démontrer l’envergure de sa soumission, être une bonne soumise, et se prêter au jeu.

Les règles de notre communauté qui balisent les échanges BDSM devraient en principe assurer aux protagonistes que tout se passe bien… on connaît les limites, on connaît les safewords, chacun sait à quoi s’attendre… Pas de problème, n’est-ce pas?

Et si cette version du D/s où on saute dans le vif après avoir dit 1-2-3 GO! était justement une faiblesse de notre mode de pensée? Et si c’était une erreur d’évacuer l’établissement d’une complicité, une tendresse, une proximité réelle avant de verser dans la promiscuité? 

Non seulement complicité et proximité rendent les jeux BDSM plus délicieux que ceux faits froidement (à mon avis du moins), il permet aussi une recontre des partenaires plus "organique"… À mon tour, j’ai souvent eu tendance à oublier qu’une première séance de jeu crève la bulle de l’intimité et de la pudeur de la personne, un choc qui peut être très agressant (d’autant plus qu’il est mêlé de coups de d’humiliations!) tout en restant dans le cadre négocié des limites… 

Dominants… Lorsque vous êtes avec un nouveau partenaire, comment savoir que ce que vous ferez ne tournera pas le fer dans la plaie de blessures réelles ou symboliques? Oui, vous êtes dans le consensuel… mais pouvez-vous affirmer être dans le sain? 

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Moi le premier, je note que mes propos prennent une tournure précautionneuse. J’espère ne pas verser dans l’alarmisme. C’est juste que les réflexions qui découlent de mon assession à la maturité BDSM (que j’ai acquise un peu par essais… et erreurs) continuent à changer mon rapport aux échanges de pouvoir érotiques. Ces réflexions m’ont entre autres fait réaliser que collectivement, nous prenions à la légère des enjeux très lourds de sens (et de conséquences possibles). Si mes textes ne désamorcent ne serait-ce qu’une situation fâcheuse, je pourrai dire: objectif atteint… 

 

Réflexion, Doutes par Janus26/5/2009 9:28 am

ticoeur commente

Wow! C’est franchement très intéressant à lire cette réflexion… en effet, quand un moment est intense au point de nous faire “perdre la tête”, il devient difficile à retrouver… et surtout difficile à reproduire… c’est très facile de manquer son coup et d’être déçu… 

Ça n’est pas exactement mon problème, en fait; c’est plutôt que je n’ose pas chercher à les reproduire trop souvent. Prenons un exemple. Je suis un gros fan de photos et de vidéos XXX mettant en vedette élodie. Pourtant, ça fait des mois et des mois que je n’en ai pas fait de nouvelles. Pas que mon élodie s’y oppose! C’est plutôt moi-même qui me censure. Je sais comment ça m’excite, et je sais aussi reconnaître que cette excitation me met dans un état plus vulnérable comme je le disais hier. Je sais qu’on mot de travers et je rangerais tout mon équipement indéfiniment… 

Un peu comme le pétard insécure, belle comme un coeur mais qui doit recevoir cent mille compliments pour seulement croire qu’elle n’est pas moche. 

Je suis dans une situation où je pourrais me faire plaisir à volonté, mais je ne réussis pas à m’en convaincre. C’est comme si la possibilité de le faire ne suffisait pas, je devrais être rassuré (comprendre: encouragé) dans mes élans pour que je puisse m’y abandonner. Mais comme la fille insécure ne reste pas bien longtemps convaincue par les compliments des autres, il ne me suffit pas de m’être fait dire une fois "tu sais, ça m’excite ce que tu fais" pour perdre une fois pour toutes mes blocages… 

Ironique, n’est-ce pas? J’ai tout ce que je pourrais vouloir dans une relation qui me reconnaît comme dominant, et pourtant je n’ose pas toujours le prendre.  

Réflexion, Humain par Janus25/5/2009 8:59 am

Ça n’est jamais facile de discuter de ses propres limites. En même temps, y faire face et y réfléchir peut être une occasion de les dépasser, qui sait?

Pour bien comprendre ce dont je veux vous parler, nous devons reculer à une époque plus simple, où j’ignorais jusqu’à l’existence du monde BDSM. À cette époque, j’avais déjà certains kinks qu’il me plaisait de vivre aussi souvent que c’était possible… rien de bien compliqué, des trucs qui font partie des codes de la pornographie, la sodomie et les jeux de sperme en tête.

(Croyez-le ou non, ces préférences ne sont pas issues du parcours de la génération porno: ces choses m’excitent depuis l’adolescence, alors que je dénigrais la pornographie. Ça n’est que plus tard que j’ai commencé à alimenter ces kinks via des films… Mais revenons à nos moutons.)

Durant ces années, une fille qui montrait de l’intérêt au sexe anal ou qui acceptait de recevoir mon sperme de façon créative devenait extrêmement attirante - j’étais loin de le prendre pour acquis, d’autant plus que je pensais des femmes activement excitée par cela étaient inexistantes hors des contes pour adultes, un peu comme des licornes en fait. Au fil des expériences, j’ai souvent eu la chance d’être avec des filles ouvertes, à mon grand plaisir. Mais…

Même si elles consentaient à se prêter aux trucs qui me faisaient tourner la tête, après un certain temps, je cessais de le faire. Même si aujourd’hui les "trucs" qui me surexcitent ne sont pas les mêmes j’observe néanmoins une tendance similaire. Pourquoi? C’est là qu’on entre dans le mystère. 

Je disais vendredi que plus quelque chose m’excite, plus je me sens à nu, vulnérable lorsque je le demande. Je pense que même si je suis plongé dans une relation toute d’amour et de compréhension, j’ai peur d’être jugé… Même si j’admets mes kinks, je sais que s’ils ne sont pas complètement reçus, accueillis, encouragés même, je vais peut-être choisir de me restreindre et en jouer moins souvent que je le pourrais / voudrais. Et si quelque chose me décourage de le faire, je peux très bien le rayer complètement, faire abstraction de mes désirs profonds, les enfouir pour protéger ma vulnérabilité. 

L’échange de pouvoir permet en principe de mettre de valoriser mes décisions et leur acceptation par la soumise. C’est une façon sécuritaire d’exposer mes vulnérabilité et d’en jouir en réduisant les chances que je me sente obligé de me restreindre. 

Dans les faits, ça ne fait que déplacer le problème que je viens de présenter: je suis dominant d’élodie, j’ai exploré avec elle de nouveaux territoires, mais revisiter ceux qui m’ont surexcité me fait peur. J’ai peur que ça ne l’excite pas (ou moins). J’ai peur que ça m’excite moins. J’ai peur d’exagérer même si je sais que je suis loin de le faire… Pas facile d’avoir le pouvoir de choisir sans s’en prévaloir!

 

Réflexion par Janus22/5/2009 7:26 am

Parlant de vulnérabilité… Mon cheminement avec élodie nous a amenés dans de drôles de directions jusqu’à présent… Nous continuons à jouer BDSM, évidemment - ne serait-ce que lorsque je surfe sur la bête en moi, ou ces envies soudaines de fessée ou de ligotage - mais le focus de notre évolution relationnelle n’est pas tant dans le D/s que dans une croissance personnelle plus large. 

Récemment, élodie s’est moquée de moi parce qu’elle détectait des réticences alors que nous discutions de certains trucs qui m’excitent beaucoup. Le fait est que plus quelque chose m’excite, plus je serai réticent à y revenir souvent… comme si l’exposition de mon excitation me dénudait en partie, me rendait vulnérable… Et c’est cette tendance difficile à comprendre que je tenterai d’expliquer (à vous, à moi, à élodie!) la semaine prochaine.

Humain par Janus21/5/2009 11:26 am

L’une des choses les plus difficiles à jauger pour un dominant est l’état de vulnérabilité de la partenaire. Effectivement, vu de l’extérieur, il n’est pas toujours facile de déterminer l’état d’esprit de sa partenaire… si elle se sent caline et fragile, commencer à la gifler et la faire ramper par terre pourrait se terminer en explosion de larmes, et pas du genre qu’il est agréable de puiser… C’est d’autant plus difficile lorsque la partenaire en question est dans une période de fragilité! On devine qu’elle peut avoir envie de moments plus durs, mais comment savoir lorsque c’est sur un fond de tendresse et de connexion pas du tout désagréables… Un défi de plus pour monsieur. Mon idée est d’autant plus pertinente dans cette optique… quoique j’ai été surpris d’apprendre qu’elle y avait recouru deux fois à date… sans que je le remarque! Un joli hasard a fait que j’ai choisi un de ces moments pour me laisser aller à la domination… comme quoi dans les couples sur la même longueur d’ondes, on n’a parfois besoin d’aucun signal! 

En réponse à "Suggestions de lecture"… Merci à humeur joueuse pour sa suggestion… l’été s’en vient, et je me cherche de la bonne lecture… ne me faites pas croire qu’il n’y a qu’un livre intéressant que je n’ai pas lu! Allez, un effort!!! ;)  

Liens par Janus20/5/2009 8:58 am

Cracked.com nous offre une nouvelle série de jouets sexuels "dérangeant! À voir - beaucoup sont d’inspiration D/s. Mais certains sont troublants même pour des gens avec l’esprit ouvert!

Réflexion par Janus19/5/2009 7:52 am

Ouf! J’avais bien évalué les choses après ma lecture du livre L’étudiante. Je me doutais que j’en aurais au moins pour deux semaines - une pour présenter ses éléments marquants, l’autre pour les analyser plus profondément. C’est maintenant chose faite! 

Tout cela me fait réaliser qu’il y a peut-être des ouvrages qui méritent d’être lus que je ne connais pas (ou que j’ai négligé à tort). Je vous relance l’appel: avez-vous des suggestions de lecture? Je vous écoute! 

Réflexion par Janus18/5/2009 9:38 am

Une réflexion de plus dans la foulée de ma série sur Vanessa Duriès… 

Je note un drôle de paradoxe dans la littérature BDSM (et ses clichés).

D’un côté, on soutient implicitement que de jolies jeunes femmes s’offrent tout entières par dizaines à de puissants et mystérieux dominateurs. 

D’un autre côté… si Laïka (ou plusieurs autres en fait: O, la Beauty de Anne Rice, etc.) est une jeune femme parmi des dizaines, pourquoi est-elle adulée à ce point par ceux avec laquelle elle joue? Après tout, les autres ne sont-elles pas aussi soumises et aussi jolies qu’elle?  

Soit elle a un quelque chose de formididablement charismatique qui fait d’elle le chouchou de tous, soit son récit déforme certains aspect de la réalité… Je vois deux possibilités de déformation qui peuvent expliquer ce paradoxe apparent. La première est qu’elle est une soumise comme les autres et qu’elle grossit l’appréciation que les gens ont d’elle. La seconde est l’inverse: elle "grossit" la beauté et la soumission des autres femmes dans le domaine en projetant ses propres tendances: peut-être pense-t-elle qu’il est normal pour une soumise de 20 ans de tout accepter? Peut-être que les dominants qui l’ont côtoyée continuent à n’en pas revenir de cette chance qu’ils ont eu une fois, d’avoir une partenaire si jeune et si soumise (naïve?)? 

La description méprisante de ses partenaires de jeu (banlieusards quadragénaires et flasques) dans L’étudiante peut être vue comme un indice en faveur de cette dernière explication.

Bon, assez de Duriès, maintenant! On passe à autre chose!