"Va enfoncer la queue de ces messieurs dans ta bouche; ensuite, tu leur offrira ton cul".
Réponse littéraire cliché: "J’acquiesce et rampe jusqu’à eux pour m’offrir toute entière comme mon Maître le veut"
Réponse réaliste: "Non mais, le malade!"
Ici encore, il ne faut pas surgénéraliser. Je suis convaincu que certains se complaisent dans une sexualité offerte (ou prise) à tout vent. Là où ça ne tient plus la route, c’est la représentation que c’est comme ça tout le temps pour tout le monde.
Pour avoir fait quelques explorations dans les jeux à plusieurs, laissez-moi vous dire que rien n’est simple lorsque la relation D/s devient une affaire entre plus de deux personnes… De un, ajoutez une nouvelle soumise, et l’ancienne sera toute entière traversée de doutes et de remises en question sur sa propre valeur; de deux, offrez-la à quelqu’un qu’elle n’a pas choisi, et les chances sont moins qu’elle sera moins qu’enthousiaste… Ce qui ne l’empêchera peut-être pas de le faire, j’en conviens. Mais dans la vraie vie, les relations à plusieurs se désintègrent TOUJOURS à court terme - même si une relation subsiste souvent, et pas nécessairement la même qu’au commencement…
Si on ajoute ce cliché à celui d’hier, le résultat est l’archétype du roman BDSM… une soumise non-initiée se fait traîner par son Maître dans une communauté de gens où elle est la toute dernière de la chaîne alimentaire. Tous les hommes se servent d’elle, elle découvre sans effort une bisexualité et un détachement face à elle-même qu’elle n’avait pourtant jamais ressenti auparavant, et ÉVIDEMMENT tout cela est source d’excitation puissante. Yeah, right. Parce que c’est réaliste, peut-être?