Réflexion par Janus31/3/2009 8:25 am

Reprenons différents éléments qui ont été posés au fil des derniers mois. 

- J’aime dominer, mais si on me laisse avec le pouvoir complet, j’aurai peu tendance à m’en servir de façon soutenue.

- Le calcul de l’inertie: avoir une partenaire à qui je peux faire ce que je veux + l’idée de quelque machination est presque aussi satisfaisant que de faire la chose elle-même. 

- Les fantasmes sont de puissants moteurs au passage à l’acte. Je crois en avoir déjà parlé quelque part que chez moi, les fantasmes BDSM n’ont rien de fétiches que je prendrais plaisir à répéter ad nauseam (et c’est très bien comme ça). Pour moi, ces fantasmes perdent de leur puissance une fois réalisés. Et après quelques années d’activités intense, il ne reste plus grand fantasme sur la liste…

Dans cette optique, il est plus difficile pour moi de m’extirper de la quotidienneté et de notre rapport amoureux pour ressortir mes griffes de temps à autre. Bien entendu, nous prenons plaisir au rough sex fréquemment, mais c’est autre chose de ce qui fait sentir élodie *vraiment* soumise. 

En toute humilité, le fait de déclarer que les jours X à Y seront à forte teneur D/s était un coup de génie… durant cette période, je n’ai pas à m’extirper du quotidien: le quotidien devient lui-même le siège du BDSM. Je sais que pour l’occasion, je peux imposer à ma princesse toute sorte de privations et déployer des scénarios qui durent des soirées entières! 

Se mettre dans l’état d’esprit D/s actif est le prérequis à ce genre d’approche. Lorsque nous étions sous contrat, paradoxalement, le fait d’être en permanence dans un protocole et une relation servante / servi contribuait à ne pas me mettre dans un mood D/s… Étant donné qu’on y baignait déjà, j’étais peu enclin à en rajouter (au grand chagrin d’élodie!) et l’inertie gagnait souvent. C’est sans doute sur un fond de vanille qu’on goûte le mieux les autres saveurs! 

Réflexion par Janus30/3/2009 8:53 am

Comme élodie vous en a fait le récit, la semaine dernière a été riche en émotions fortes. Lundi, service; mardi, repos du guerrier; mercredi, passivité complète; jeudi, [annulé en raison d’inclursion du réel] et vendredi avec ma petite animale… décidément, nous nous sommes repris pour les derniers mois plus calmes! 

Plusieurs réflexions ont émergé de ces jeux; vous avez déjà lu celles que mon élodie a eues dans l’action… c’est maintenant à mon tour!

Le premier point que je vais poser est un concept que j’ai déjà abordé au détour de certains billets précédents… et que mes lecteurs (ou plutôt lectrice: tous les commentaires réguliers proviennent de femmes, après tout!) assidus reconnaîtront peut-être. 

J’ai déjà fait allusion au fait que l’un des obstacles auxquels le dominant fait face est l’inertie du quotidien - j’y suis revenu récemment. Je pense que ma plus grande facilité à me montrer cruel alors que j’avais déclaré que nous étions dans une semaine de jeu est vraiment un élément analysable. Pourquoi est-ce que je suis réticent le reste du temps à donner à ma copine/amoureuse/soumise ce qu’elle adorerait subir de toute façon? 

Comme c’est presque devenu mon habitude, ce lundi, je vais me contenter de soulever la question pour y revenir dès demain! 

Réflexion par élodie27/3/2009 8:20 am

Mon amour-Maître avait concocté des plans pour jeudi aussi, 4ième journée de cette semaine de jeux intenses, mais hier, je suis revenue tellement tard du travail qu’il en était rendu à se glisser au lit, où je l’ai rejoint avec gratitude, mais sur une note pensive également. Ça m’a ramenée au sentiment de contrainte-frustration qui m’animait à l’époque où nous nous en tenions à notre contrat, où les événements du quotidien interféraient souvent avec la possibilité des jeux. Un 24/7 strict demande une disponibilité insoupçonnée!

Et ironiquement, même à l’intérieur de cette discipline, les jeux n’étaient pas nécessairement aussi enlevants que cela, car l’énergie déployée pour maintenir un décorum constant et l’entièreté des activités domestiques reposant sur les épaules de la soumise, il peut être difficile de "crinquer" le protocole, pour reprendre une expression de Janus, et d’aller plus loin.

Donc, même si les plans d’hier sont tombés à l’eau, la journée a été vectrice d’une micro prise de conscience, ou peut-être simplement la réaffirmation de ce que je savais déjà: notre modèle relationnel actuel me convient beaucoup mieux, bien qu’il ne soit pas un reflet des mes principes idéalisés.

Ce soir, vendredi, nous aurons toute la latitude voulue pour reprendre les jeux. J’ai cru comprendre que je serai une pute japonaise. À suivre!

Récits par élodie26/3/2009 6:27 am

C’est avec un titre, ma foi, évocateur que j’entâme le récit du jour. La thématique des jeux avec mon amour-Maître a été, telle que prévu, l’objectification. Cet aspect du bdsm me plaît bien, par contre, je ne suis pas tellement douée. Par le passé, Janus avait limité les séances à moins d’une heure. Étendre le jeu sur toute une soirée était une première.

Au retour du travail, je devais garder les yeux baissés, me dévêtir un peu et éventuellement, me rendre en silence à la cuisine pour concocter un autre de ces soupers dont j’ai le secret. Cela m’a pris quelques minutes avant de réaliser que mon amour-Maître ne s’y trouvait pas et qu’une feuille de papier blanc avait été posée sur mon ordinateur. Je me suis autorisée à la lire. Adressée au nom de toy, elle spécifiait que je n’avais pas le droit de prendre mes messages électroniques, que je devais avertir par message texte mon Maître de mon retour et que je devais commencer à préparer le repas derechef.

J’étais affairée à mes tâches lorsque Janus est revenu à la maison. Je me suis précipitée vers la porte d’entrée afin de le débarasser de son manteau et de ses effets personnels, mais sa voix, qui relevait davantage du grondement, m’a fait comprendre que je n’aurais pas dû mettre le pied à l’extérieur de la cuisine. C’était un aperçu de la soirée à venir. Le rôle d’objet, tel que mon amour-Maître l’entend, consiste à faire preuve d’une passivité absolue, quoi qu’il advienne, ainsi que d’une absence totale d’initiative. (Pour d’autres, l’objectification est davantage reliée au bondage et à la fornophilie, des aspects que nous ne négligeons pas, mais qui me donnent généralement moins de fil à retordre, car la possibilité de faire preuve d’initiative est à peu près inexistante.)

Janus est venu dans la cuisine avec l’intention de me corriger, mais auparavant, il a décidé d’achever de me dénuder, retirant ce qu’il restait de vêtements sur moi. Mon soutien-gorge avait une fermeture à l’avant, ce qui est assez peu usité. Je sentais ses doigts qui cherchaient le mécanisme, alors j’ai cru bon de l’aider (puisque je ne pouvais le guider avec ma voix) en détachant le vêtement moi-même. Je n’ai pas tardé à comprendre que je venais de gaffer… encore. Cet écart n’est pas passé impuni: mes fesses ont été rougies au slapper et à la baguette. Les incidents du même acabit se sont multipliés malgré ma bonne volonté. Je me suis réconfortée du mieux que je pouvais en me disant que c’était par désir de bien servir et non par malice que je brisais sans cesse les règles du jeu.

Après le repas, mon amour-Maître m’a donné l’occasion de réparer mes faux pas. Il m’a agenouillée au milieu du salon, gag ball en bouche, et m’a fait porter son verre de bierre à bout de bras tandis qu’il fouettait sévèrement mon dos. Je crois avoir alors fait preuve de cette passivité exemplaire qu’il recherche dans les séances d’objectification. Par la suite, il a recouvert mes yeux d’un bandeau et j’ai servi de repose-pieds tandis qu’il écoutait ses émissions de télévision préférées. Malgré mes yeux obstrués, je pouvais sentir ma propre salive tomber en longs filets froids sur le plancher. Aux pauses, Janus s’est mis à m’entraîner à la salle de bain, où il enfonçait son pénis dans ma bouche et y urinait directement, avant de me ramener au salon, les yeux larmoyants mais dociles.

Éventuellement éreintée par une longue journée, j’ai étouffé des baillements, mais cela n’est pas passé inaperçu. En guise de touche finale, et de petite remontrance, je crois bien, mon amour-Maître a disposé mon visage dans la mare de salive et maintenu ma tête en place avec son pied quelques minutes. Il m’a ensuite envoyée me nettoyer avant de me mettre au lit, non sans avoir joui de mes services.

Ce matin, j’ai encore sur la conscience d’avoir été un bien mauvais objet, bad, bad toy, mais je suis la plus comblée des soumises.

Récits par élodie25/3/2009 7:38 am

Mon amour-Maître m’avait annoncé que mardi serait différent de la veille: il devait finir de travailler très tard et ne serait pas à la maison avant la fin de la soirée. En revanche, il a manifesté à son arrivée le désir d’entrer dans un hâvre de calme, propice à la détente. Après ma journée de travail, je suis passée à la pharmacie: j’ai acheté des chandelles parfumées, du bain moussant et de petits chocolats truffés pour préparer des biscuits.

J’avais moi-même du travail à terminer à la maison, mais dès que j’ai terminé, j’ai mis mon plan à exécution, transformant notre modeste salle de bain en anti-chambre néo-victorienne, disons. J’ai rabattu le rideau de douche par dessus le pôle, puis utilisé un drap vert pour envelopper le tout et créer, sur toute la longueur, une autre sorte de rideau, décoré de dentelle noire, de rubans en satin et de breloques. Les nombreuses chandelles allumées dans un si petit espace n’ont pas tardé à réchauffer la pièce, j’ai fait couler l’eau quelques minutes à l’avance puis mis de la musique sensuelle.

Janus n’a pas tardé à arriver. Souriant, il m’a laissée le dévêtir et le conduire à la salle de bain. Si j’avais tendance à embellir mes histoires, je sauterais la partie où il s’est presque ébouillanté les pieds en les mettant dans l’eau, mais bon, je ne suis pas comme cela. Cet incident passé, il a pu plonger confortablement dans l’eau et la mousse: nous avons fait la conversation, j’ai chanté pour lui et je lui ai donné des morceaux de biscuits à manger, une collation qui m’a semblée fort appréciée.

Avant le sommeil, mon amour-Maître m’a remerciée pour cette apte interprétation de son commandement et m’a récompensée en imprimant deux gros "slut" rouges sur mes fesses avec notre slapper bien aimé. Agréablement amorphe, j’ai distinctivement perçu ses consignes pour mercredi avant de sombrer dans le monde des rêves: "Le thème de demain est l’objectification, my toy. En revenant à la maison, ne prononce pas un seul mot et garde les yeux baissés."

Récits par élodie24/3/2009 7:39 am

C’est avec une excitation contenue que j’ai franchi le seuil de la porte hier. "Lundi sera la journée consacrée à servitude", m’aviez-vous indiqué en spécifiant que je ne devais pas grignoter passé l’heure du lunch. Arrivée à la maison, j’ai d’abord été assignée à la salle de bain pour me faire une beauté: avec mon far le plus noir et mon rouge le plus rouge, j’ai maquillé mon visage en femme fatale et je m’apprêtais à enfiler mes bas résille lorsque vous m’avez arrêtée d’une parole pour me signifier que les esclaves servent nues.

Vous m’avez passé un large collier de soumise autour du cou, des restreintes en cuir liées par une chaîne aux chevilles et vous m’envoyée à la cuisine sur la pointe des pieds, où je devais rester pendant toute la préparation du repas, première cruauté tangible puisque vous aviez demandé à ce que soit préparé un festin et un assortiment de légumes en cubes. J’avais composé le menu moi-même la veille: feuilleté de chèvre et d’endives au caramel balsamique, bar à la sauce au citron et au poivre rose avec ses légumes verts et cocquilles de chocolat à la mousse de mascarpone et framboises… Je me suis appliquée à tout préparer, à la fois consciente de la tension de plus en plus douloureuse dans mes mollets torturés, de la faim qui gargouillait au fond de mon ventre et de ma bouche qui salivait comme celle d’une chienne.

J’ai servi chaque plat, puis vous ai accompagné dans votre repas, agenouillée à vos pieds, les sens aiguisés par l’apétit, une frustration palpable mais délicieuse en moi. Après votre repas et la vaisselle, vous m’avez annoncé que l’heure de manger était afin arrivée pour moi. Vous vous êtes dirigé vers la cuisine où vous avez sorti mon bol à chien dans lequel vous avez renversé une canne de thon. Je ne déteste pas le poisson et j’étais affamée, mais j’ai été à la fois un brin choquée et complètement excitée par ce geste. Je me souvenais clairement de la fois où vous aviez dit que faire manger quelque chose de très différent et de mauvais alors que de la bonne nourriture se trouvait sur la table était "trop cruel", et j’aimais à être l’objet de cette cruauté inespérée.

Après cet encas sommaire, nous nous sommes dirigés vers le lit, le point de convergence de nos divers ébats. Vous m’avez punie sévèrement à la règle pour les divers manquements au cours de la soirée, plaquant mon bassin de tout votre poids votre le lit, exposant mes fesses de plus en en plus rouges. Les jeux ont continué avec un détour par la salle de bain où j’ai nettoyé quelques gouttes d’urine sur la toilette, puis de retour dans la chambre, vous m’avez pénétrée. Alors que je vous chevauchais, vous m’avez assené quelque gifles, puis m’incitant à ne pas avoir peur, vous avez annoncé que vous ne frapperiez pas fort mais de façon continue. Joignant les gestes à la parole, vous avez enfilé gifle après gifle, sans relâche, alors que votre sexe gonflait au creu de mes reins. Objet, je ne me sentais pas maltraitée, mais complètement utilisée et vulnérable. J’ai fondu en larmes, ce qui a déclenché un puissant orgasme chez vous.

La fin de la soirée a été plus douce. Le large collier a été remplacé par mon collier habituel et nous nous sommes collés. Tandis que ma fatigue gagnait sur ma faim, j’ai sombré dans un profond sommeil.

C’était le lundi de toy.

Réflexion par élodie23/3/2009 7:39 am

Janus a écrit une série de billets sur les jouets accessibles et anondins, laquelle m’a semblé tout à fait délicieuse. J’y ajoute mon jouet préféré: l’imagination. Je sais que contrairement aux autres, il est intangible, mais c’est pour moi le plus puissant.

À cet effet, je dois dire qu’il est très sollicité depuis hier. En fin d’après-midi, mon amour-Maître m’a fait venir auprès de lui et m’a annoncé qu’il avait des plans pour moi cette semaine… qu’il espérait que j’étais en forme et prête à le servir comme il se doit, ce à quoi je n’ai pu qu’acquiescer. Il m’a annoncé que du lundi au vendredi, nous allions jouer "sérieusement" si on veut. Depuis que nous avons choisi de mettre le contrat de côté, nous avons fait fi du protocole. Il semble qu’il sera à l’honneur dans les prochains jours, de même que ces délices et ces supplices dont lui seul a le secret.

Je n’ai aucune idée de ce qui m’attend et je me fais rigoler, en proie à cette anxiété coquine que je détecte souvent dans les récits des autres soumises. Que voulez-vous, lorsque les consignes incluent de garder le bol de toilette propre à tous les instants et que mon nom de soumise pour la semaine ne sera pas élodie, mais "toy", l’imagination s’emballe!

Je soupçonne mon amour-Maître de m’octroyer la chance de déclasser les "nouveaux récits de Sandrine" cette semaine. Je me promets d’être à la hauteur.

Réflexion par Janus20/3/2009 8:25 am

Parmi tous ces objets anodins et difficiles à reconnaître comme tels lorsqu’on les aperçoit hors contexte, mon "jouet" préféré reste celui qui est à la fois le plus visible et le plus indétectable. C’est celui sans lequel tout le reste n’a pas de sens… Le seul dont on ne pourrait pas se passer. 

Le meilleur jouet n’est-il pas notre corps lui-même?

De grandes mains pour frapper, des doigts pour serrer le cou, une bouche pour embrasser, sucer ou mordre…

Après tout, qu’a-t-on besoin de plus que deux adultes consentants déterminés à se faire plaisir?

 

Bonne fin de semaine! 

Réflexion par Janus19/3/2009 9:04 am

En se promenant dans notre appartement, on peut trouver d’autres jouets à peine cachés. En fait, pas cachés du tout… mais il faut savoir les reconnaître. 

Dans la cuisine, qui pourrait croire que notre assortiment de cuillères de bois ne sert pas qu’à mélanger des ingrédients, mais aussi à cuisiner une soumise?

On pourrait aussi se demander ce que fait cette baguette de bois qui traîne ici… un bricolage avorté? Une pièce de trop pour un meuble à assembler? 

Et quand on pense que certaines personnes se servent de raquettes électrifiées seulement pour tuer des mouches… 

Réflexion par Janus18/3/2009 8:33 am

Un nouveau jouet dans ma panoplie; je ne l’ai utilisé qu’avec élodie. 

C’est le genre de jouet que vous avez dix fois dans votre frigo, peut-être même dans votre boîte à lunch en ce moment même.

La semaine dernière encore, je l’ai posé sur le visage de mon élodie, lui interdisant de respirer jusqu’à ce qu’elle se tortille…

Je ne crois pas qu’il existe meilleur accessoire pour le breath play qu’une bonne vieille feuille de saran wrap. emoticon