Commentaire par Janus29/8/2008 8:20 am

Maintenant que le billet du jour est affiché, je m’en permets un second pour souligner que…

Les visages de Janus ont un an aujourd’hui!

Je vous offre comme cadeau (que je me fais en même temps!) une nouvelle image pour la page d’accueil. Il était plus que temps que je remplace la photo de sandrine par une image d’élodie… C’est d’ailleurs elle qui a travaillé la photo jusqu’à lui donner son apparence actuelle. Elle est douée, n’est-ce pas? Ça complète bien le cycle d’améliorations de ces dernières semaines… vous remarquerez aussi qu’il est maintenant possible de cliquer sur le titre de l’image ("Les visages de Janus") pour revenir à la page d’accueil.

247 messages plus tard, j’ai la ferme intention de continuer à penser à voix haute à propos des relations homme-femme, de la sexualité et du BDSM. Je ne peux qu’espérer que, de votre côté, l’intention soit de continuer à me lire!  

Réflexion par Janus 7:46 am

La section dédiée à la communication sert à préciser la bonne façon de s’adresser à moi, à faire des demandes, à gérer le fait que notre relation Maître/esclave est aussi une relation entre amoureux. J’y décris également les façons correctes d’exprimer ses besoins et ses insatisfactions avec transparence et sincérité. Vous conviendrez que dans une relation où elle n’a pas de contrôle, si elle se fait dire "ta gueule et accepte", les chances sont bonnes qu’à moyen terme quelques insatisfactions s’accumulent et s’aggravent du fait qu’elle sait qu’elles continueront à s’accumuler. Nous ne vivons pas dans un roman. Il ne faut d’ailleurs pas confondre le fait d’entendre et considérer les difficultés qu’elle vit dans notre relation avec le fait d’infléchir ma volonté pour lui plaire à tout prix. Mais en sachant ce qui la triture, je peux faire la part des choses et agir en connaissance de cause. Voici donc la dernière section de notre contrat!

La communication

Cette section j’ajoute au protocole et présente les outils mis en place pour faciliter une communication limpide et respectueuse, ainsi que baliser les rapports entre le Maître et son esclave.

Les demandes

L’esclave peut toujours faire valoir ses besoins, désirs ou préférences par une demande polie. Si le Maître refuse, il lui est possible de supplier ou de faire des offres subtiles, selon le cas.

Ces façons de demander ne doivent pas être vues comme des tentatives de manipulation, mais plutôt d’influence légitime tenant compte des principes de transparence et de soumission.

Les supplications mettent en relief le droit du Maître d’offrir ou de soustraire ce qu’il désire à son esclave, et souligne leur position asymétrique dans l’échange de pouvoir. Les supplications doivent être formulées poliment en évitant de donner un cachet de revendication ou de plainte à la requête.

Une autre forme de demande passe par l’offre subtile. Par exemple, plutôt que demander des attentions sexuelles, l’esclave peut se prosterner devant son Maître en disant avec un sourire : « je serai honorée d’être votre objet sexuel si et quand vous le souhaiterez; ma bouche désespère que votre sexe s’y enfonce ». Elle signifie ainsi le respect du choix du Maître, quels qu’ils soient, tout en respectant le principe de transparence.

En tout temps, l’esclave peut offrir son temps et sa personne au Maître qui en disposera selon sa volonté en l’utilisant, en la gardant à genoux à ses côtés ou en l’envoyant vaquer selon ses désirs.

La parole aux amoureux

Cette relation a lieu dans un cadre amoureux. Il est possible que les désirs et les besoins des amoureux diffèrent des devoirs et contraintes du cadre de la relation Maître-esclave. Il est donc important d’installer une manière permettant aux amoureux de s’exprimer.

L’esclave-amoureuse peut s’adresser à son Maître en utilisant la formule rituelle suivante : l’amoureuse veut vous parler. Si le Maître permet à l’amoureuse de s’exprimer, le protocole passe automatiquement à Bleu jusqu’à ce que la situation soit traitée à la satisfaction des deux.

À son gré, le Maître pourra également qualifier ses interventions comme dites par l’amoureux (signifiant un moment tendre ou informel) ou par le Maître (pour souligner le caractère strict ou formel d’une exigence). Lorsqu’il le fait, le degré de protocole n’est pas modifié automatiquement.

Le blog

Un blog privé a été mis sur pied à l’intention de l’esclave. Le blog a pour but de favoriser une communication écrite entre Maître et esclave, de même que pour conserver une chronique de leur relation et de son évolution. L’esclave devra y répertorier ses fantasmes, le récit de ses séances formelles, les fautes commises et les punitions qui les ont lavées. L’esclave n’est pas limitée à ces sujets; elle peut y exprimer tout ce qu’elle désire insérer à la chronique ou présenter à l’attention du Maître qui pourra également y écrire à sa guise.

Les codes et signaux

(La dernière section officialise certains codes tels que les safewords classiques, mais aussi comment signaler subtilement une situation dangereuse (un code secret pour sonner l’alarme) et pour signaler la présence de personnes connues dans les parages qui nous ramène au mode Responsable - par exemple, apercevoir un collègue de travail ou un parent durant une promenade).

La toute dernière page contient l’énoncé suivant:

"Mon dernier acte de liberté est de signer ce contrat et d’accepter la servitude volontaire comme mode de vie sous l’autorité de mon Maître."

élodie a décidé de signer et de devenir mienne…

Réflexion par Janus28/8/2008 8:11 am

J’ai donc décidé de rendre canonique le protocole par couleur et l’intégrer au contrat.

J’ai défini plus finement en quoi consistait chaque niveau de dureté. Je vous les résume, une fois de plus en me gardant une petite gêne par rapport aux exigences qui sont les plus personnelles.

Bleu: les règles de conduite sont suspendues, pas de protocole, tutoiement de mise

Vert: niveau par défaut: toutes les règles s’appliquent, vouvoiement apprécié mais non obligatoire

Jaune: exigences par rapport à l’apparence rehaussés; sauf mention contraire, l’esclave doit demander la permission pour s’adresser à moi, s’approcher ou s’éloigner de moi, et elle doit s’asseoir et manger sur le sol. Les démonstrations spontanées d’affection et de soumission sont encouragées.

Orange: vêtements fetish ou nudité seulement; l’esclave doit toujours demander la parole et ne peut agir sans autorisation; elle doit garder le regard baissé.

Rouge: nudité seulement; l’esclave ne peut demander la parole qu’en cas d’urgence; interdiction de lever le regard ou la tête, ou de se mouvoir sans instruction. Elle ne peut se déplacer qu’à quatre pattes (sauf pour servir). 

Avec ces catégories, je peux donc moduler le niveau d’attention que je veux imposer à mon esclave, allant du "on est en pause de BDSM" (bleu) à "je t’enlève tout potentiel d’action (rouge). Ce qui est intéressant, c’est comment, en un mot, je peux complètement changer l’ambiance dans la maison… La journée au niveau orange que nous avons passée cette semaine a bien démontré comment il y a tout un monde entre le D/s "quotidien" où elle me sert et m’obéit dans une atmosphère chaleureuse et amoureuse et le D/s "dur" où j’exige la perfection en tout temps et où je m’amuse à déchaîner le sadique en moi (et à nourrir la petite chienne lubrique qui s’en excite).

Je pense que lorsqu’on parle d’échange de pouvoir érigé en mode de vie, on s’imagine dureté, remontrances et chaînes 24/7. Avoir l’impression de vivre dans une geôle des mois durant ne me plairait pas vraiment. Ce protocole permet au contraire de garder de façon très présente mon autorité sur elle - dans son habillement, dans les tâches dont elle est responsable, dans le fait qu’elle me donne tout ce que je veux d’elle - mais aussi, en un mot, ériger des barrières qui nous distancient et ajoutent un aspect formel à nos interactions (jaune) ou qui la restreignent au point où elle ne peut plus agir sans autorisation (orange). Quant au rouge, je me le réserve pour des scénarios ou des contextes particulier où son avilissement et sa torture deviennent des thèmes  pendant un certain temps…

Réflexion par Janus27/8/2008 10:26 am

Je ne vous ennuierai pas avec le texte complet des règles de conduite. Chaque dominant est unique quant à ses exigences et ses préférences, et je crois que c’est là que nous atteignons la limite de ce qui est intéressant de dévoiler au monde entier. Cependant, je peux voir un intérêt certain dans le fait d’énumérer - et commenter brièvement - les rubriques que j’ai décidé d’inclure au contrat… Qui sait, peut-être que ça peut inspirer quelqu’un à l’adapter à ses préférences.

Les droits et les devoirs du Maître

Comme nous visons un TPE, les devoirs du Maître ne sont pas imposés par l’esclave, mais bien offerts par moi. Grosso modo, j’ai tous les droits. J’ai aussi le devoir de m’assurer de la santé physique et mentale de mon esclave, je lui offre de toujours respecter la primauté de notre relation, et je reconnais finalement le droit d’avoir des activités en mode Responsable (voir billet précédent).

Les droits et les devoirs de l’esclave

Ici, l’élément principal est que l’esclave abdique tous ses droits, sinon celui de révoquer définitivement son engagement en annulant le contrat.

Les responsabilités 

Les tâches ménagères et quotidiennes de l’esclave. Dans mon cas, il y a aussi la responsabilité de chercher des occasions de découvertes culturelles ou gastronomiques et de les partager avec moi.

Les punitions

Cette section installe le sens donné aux punitions et encadre l’application de la discipline dans notre relation.

Les réprimandes

Il n’est pas facile d’équilibrer un échange de pouvoir sans temps mort et une relation amoureuse si le dominant se permet d’être très exigeant. Ici, j’affirme que "Le Maître a le droit d’exiger la perfection, et de réprimander tout manquement à cet idéal", donc que les réprimandes sont un indice des hautes attentes que j’ai envers elle. Je précise aussi que mes réprimandes ne remettent pas en question l’appréciation profonde de ma partenaire, donc que les réprimandes sont un mécanisme d’affirmation de notre position dominant / soumise plutôt qu’un blâme visant à diminuer sa valeur en tant que personnne. Cette compréhension est la seule façon pour le dominant que je suis de me permettre d’appliquer une discipline stricte et sans que je me fasse réprimander moi-même par le bon gars en moi!

La sexualité

Le titre dit tout. Sa sexualité m’appartient, mais je ne la veux pas passive: elle doit aussi m’exciter.  

L’apparence

Je décris ici le code vestimentaire à respecter en tout temps en mode privé, de même que mes préférences et exigences (bijouterie ou apparats symboliques à porter en tout temps, et ainsi de suite). Je l’oblige également à s’efforcer d’adopter un style approprié aux tâches et exigences qui lui échoient - par exemple, qu’elle se vête en secrétaire pour faire la comptabilité.  

Les finances

La façon dont nous gérons les finances. Même si tout est décrit en détail, j’ai décidé de suspendre ces règles pour les premiers moments de notre cohabitation, le temps que nous nous adaptions. Je me suis inspiré de l’approche de Jack Rinella pour la gestion de l’argent: elle demeure propriétaire de ses biens, mais c’est moi qui les gère.  

La vie sociale

Je l’encourage à développer et entretenir des relations sociales hors de ma supervision quoique je garde un droit de regard) et l’enjoint à la prudence dans le choix de ses confiant(e)s.

Les faveurs

J’ai mis sur pied un système où je peux donner des faveurs à mon esclave qui sont mises en banques et qui peuvent être utilisées pour faire valoir ses besoins. Les faveurs sont une chose rare - je ne lui en donnerai pas une pour avoir fait un bon repas, par exemple - mais qui lui donne le droit de me faire une demande spécifique. J’ai mis sur pied ce système dans l’intention d’être bon joueur; même si j’ai un droit de veto, une faveur demandée est faite pour être accordée.

Demain: le protocole! 

Réflexion par Janus26/8/2008 9:05 am

Les principes sont les fondations de notre relation. Le but de cette section était de donner à élodie l’heure juste sur ce qui devait l’habiter durant sa servitude volontaire. Ici, il s’agit moins d’instructions comportementales que l’énoncé des valeurs qui cimentent et donnent sa forme à notre rapport. Mes commentaires sont en italiques.

Les principes

Les principes représentent les valeurs qui caractérisent l’échange de pouvoir. Ils énoncent les priorités que l’esclave doit avoir en tête pour diriger ses actions. Les infractions à ces principes représentent des fautes graves qui seront sévèrement punies; une négligence volontaire peut aller jusqu’à la rupture du contrat. Elles ne peuvent donc pas être transgressées par jeu.

J’aime bien cette dernière précision. Une esclave qui magasine des claques, ça peut être cocasse à l’occasion, mais une écervelée qui ment ou triche pour ce faire va trop loin, et entre dans le "c’est pas drôle, arrête et ne recommence plus jamais". L’idée que ces principes sont assez importants pour ne pas être négligés par jeu rend clair là où se situe la limite.

1. Discrétion

La nature du lien Maître-esclave est une affaire privée qui doit demeurer cachée aux yeux de la famille, des amis, des collègues, des clients, et ainsi de suite. En ce sens, en présence d’une personne connue non sensibilisée à la notion d’échange de pouvoir, tous les indices d’esclavage, de soumission ou de fétichisme doivent être immédiatement dissimulés, même si cela contrevient à d’autres instructions (par exemple en détachant des liens). Advenant l’arrivée impromptue d’une telle personne, l’esclave devra se soustraire à ses regards et se rendre discrètement présentable dans les plus brefs délais.

Ce premier point va de soi, mais la fin clarifie jusqu’où elle doit aller pour préserver le secret de notre relation. Lorsqu’un voisin frappe à la porte en disant que c’est urgent, ça n’est pas le temps de se demander si on peut se détacher et se rhabiller sans permission. La relation restera plaisante et notre vie moins problématique tant que le principe de discrétion est respecté; c’est pourquoi je l’ai placé en première position.

2. Transparence

Le caractère intense et complexe de l’échange de pouvoir ne peut avoir lieu que dans une ambiance de transparence de tous les instants. L’esclave a le devoir de se révéler entièrement et immédiatement, tant à propos de son esclavage que sa vie en général. Elle a la responsabilité de manifester poliment ses craintes, ses insatisfactions et ses préoccupations à la première occasion opportune. Si l’esclave a besoin d’un moment pour mettre de l’ordre dans ses pensées avant de les exprimer, elle doit demander un délai (qui peut être accordé ou non).

Si elle doit recourir à une dissimulation en vue de préparer une surprise au Maître ou pour toute autre raison non maligne, elle pourra invoquer la clause d’opacité, c’est-à-dire une suspension temporaire du principe de transparence en vue de l’accomplissement d’un objectif précis.

Il est entendu que le Maître n’utilisera pas de tromperie ou de dissimulation maligne qui pourraient remettre en question la confiance qui lui est offerte.

Je pense que les mots choisis indiquent à mon esclave la nécessité de se révéler tout en tenant compte de deux obstacles acceptables à la transparence: la confusion, où ce qu’elle vit n’est pas clair pour elle-même, et la possibilité de m’empêcher de gâcher une surprise en la forçant à se révéler (oh zut!). Notez que je m’engage à une forme de transparence également, pas aussi totale que la sienne, mais pour lui permettre d’avoir l’heure juste en tout temps.

3. Soumission             

La servitude volontaire implique que l’esclave obéisse immédiatement et sans résistance aux instructions de son Maître, à ses exigences et à ses caprices. Elle devra accepter toute punition ou mesure disciplinaire qui lui échoit. Elle devra obéir aux principes, règles de conduites et protocoles en vigueur. Elle devra également démontrer en tout temps une attitude respectueuse et humble, appropriée au statut d’esclave.

L’esclave devra apprendre à concevoir son corps, son temps, ses efforts et ses pensées en tant que propriétés du Maître, et de lui permettre d’en disposer en tant que telles.

Duh. La seule surprise de ce principe est qu’il vienne en troisième. J’ai déjà expliqué la raison de la discrétion au sommet… Pour moi, la transparence est plus importante que la soumission, parce que je préfère de loin qu’elle exprime ses doutes et ses résistances avant de m’obéir - l’inverse serait d’obéir d’abord, s’interroger ensuite. Pas qu’elle soit pleine de doute, au contraire. Mais je ne voudrais pas qu’elle taise des conflits intérieurs importants au nom de sa soumission. Une fois que je suis au courant, rien ne m’empêche d’exiger qu’elle le fasse, mais au moins je lui dirai "en avant!" en connaissance de cause.

4. Sincérité

Il est exigé de l’esclave qu’elle s’exprime toujours avec sincérité, c’est-à-dire que ses paroles reflètent ses pensées et ses sentiments. Les principes de transparence et de sincérité existent pour que le Maître puisse prendre des décisions éclairées en tenant compte des propos de son esclave. Elle est donc responsable de ses paroles, et est présumée de bonne foi.

Il est entendu que le Maître usera pareillement de sincérité pour que son esclave ait l’heure juste quant à ses besoins, ses exigences, sa satisfaction ou toute autre chose qu’il jugera bon de commenter.

Les paroles mises dans la bouche de l’esclave par les instructions du Maître et les jeux de rôles sont des situations où le principe de sincérité est évidemment suspendu.

La contrepartie de la transparence: ce qui est dit peut être cru, pris pour du cash comme on dit ici. S’il y a un écart entre ses paroles et ses émotions ou ses pensées, elle en est la seule responsable.

5. Loyauté

L’esclave et le Maître reconnaissent que leur couple est leur relation prédominante entre toutes. Il importe que chacun déploie les efforts nécessaires pour que le couple demeure source de plaisir et de bonheur, dans une ambiance harmonieuse et empathique. Il est entendu que le Maître et l’esclave n’agiront jamais avec des intentions malignes contre l’autre, que ce soit par leurs gestes, par inaction, par médisance ou infidélité.

Étrangement, alors que je voulais poser ma relation avec élodie comme la plus importante entre toutes, elle a lu entre les lignes qu’une relation prédominante en impliquait d’autres. J’ai dû la rassurer: je n’ai nullement l’intention de me trouver une seconde soumise. Je voulais plutôt, par cette clause, indiquer que si jamais d’autres joueurs se joignaient à nous, nous aborderions la chose en tant que couple, et pour le plaisir du couple. Je gardais en tête la possibilité d’invités pour des fantasmes particuliers, mais mon idée n’était pas de me taper des aventures en parallèle. Je suis assez fier du principe suivant, parce qu’il me donne un excellent outil pour moduler mes attentes selon la situation dans laquelle nous nous trouvons.

6. Les trois modes

Les règles de conduite ne sont pas les mêmes dans tous les contextes; il importe donc de définir trois modes et les règles qui régissent l’expression de la servitude volontaire pour chacun.

1- Le mode Privé. Il s’agit de toutes les circonstances où le Maître et son esclave peuvent agir et s’exprimer à l’abri des regards ou des jugements des autres. Le Privé inclut le contexte domestique, les lieux publics et non surveillés ou les situations où l’expression de l’échange de pouvoir est comprise et acceptée (soirées fétichistes, en présence d’amis dominants ou soumis, etc.).

2- Le mode Public. Il s’agit de toutes les circonstances où le Maître et son esclave sont en-dehors du mode privé, mais sans qu’il soit question de réputation, de responsabilité ou de performance. Le Public inclut la majeure partie des activités quotidiennes extérieures (magasinage, entraînement au gym, promenades, visites, etc.).

3- Le mode Responsable. Il s’agit de toutes les circonstances où des comptes peuvent être exigés ou rendus. Elles englobent les activités professionnelles ou éducatives, les relations avec les ami(e)s et la famille. À moins d’une mention contraire explicite, les activités ayant lieu dans le mode Responsable sont libres de toute exigence des règles de conduite ou du protocole, conformément au principe de discrétion.

 

Demain: les règles de conduite! 

Réflexion par Janus25/8/2008 7:56 am

L’idée derrière la première section du contrat de servitude volontaire que j’ai offert à élodie est reliée à notre idéal de TPE. Il était nécessaire d’énoncer d’entrée de jeu dans quel état d’esprit nous entrions en relation, et comment la suite du contrat doit être considérée… J’ajoute mes commentaires en italiques. 

Les prémisses

Ce document vise à définir les paramètres de la servitude volontaire XXXXXX, qui sera désormais désignée par le terme « esclave », envers XYXYXYXY, qui sera désormais désigné comme « Maître ». Les termes « échange de pouvoir » et « esclavage » seront utilisés de façon interchangeable avec « servitude volontaire » pour la suite de ce document.

Les conditions suivantes à la servitude volontaire sont reconnues par les deux parties comme absolues et non négociables. Elles constituent les fondements de la relation et de ses modalités.

1. L’esclave s’engage dans sa servitude volontaire en comprenant et en acceptant les enjeux et les ramifications de son choix. Elle choisit de son plein gré d’adopter une position d’esclave sans avoir été l’objet de contraintes ou de manipulation à cet effet. 

Ici, il s’agit de poser le consentement de l’esclave, d’entrée de jeu. 

2. La relation Maître-esclave est adoptée de façon consensuelle et de bonne foi par les deux partis. Ni l’un ni l’autre ne devra faire l’objet de récriminations quant au choix de ce mode relationnel advenant la fin de la relation.

Cette clause met de l’avant notre responsabilité partagée par rapport à ce choix de mode de vie.

3. L’esclave s’engage à démontrer de façon constante son désir d’appartenir et d’obéir à son Maître, et sa reconnaissance pour les attentions dont elle fait l’objet.

L’esclave doit agir en soumise. L’une des deux dimensions irréductible de notre relation. 

4. Le Maître s’engage à recevoir la personne entière de son esclave en encourageant sa soumission et en lui fournissant des occasions de l’exprimer.

Le Maître doit agir en Maître en soumettant la soumise. L’autre facette irréductible de notre arrangement. 

5. Le Maître s’engage à exposer de façon claire ses attentes et les exigences relatives à la servitude volontaire de son esclave. Il s’engage également à préciser tout élément de la relation et de son fonctionnement qui nécessiterait des clarifications.

Je reconnais ma responsabilité dans la direction de la relation. 

6. Le Maître s’engage à veiller sur la santé physique et mentale de son esclave, de même que son bien-être à long terme, nonobstant les épreuves et les inconforts ponctuels que son état de servitude volontaire pourrait engendrer.

Assurance de demeurer sain autant que possible, ce qui ne signifie pas qu’elle n’en bavera pas un coup! ;)

7. L’esclave est libre de rejeter en bloc ce contrat et de quitter la relation si et quand elle le décide. L’ex-Maître et l’ex-esclave pourront alors négocier une nouvelle entente relationnelle ou se séparer définitivement selon leurs désirs et leurs besoins.

La clause qui permet de clore la relation; il était important pour moi de mentionner que ça n’était pas une situation tout oui ou tout non: je tiens assez à elle pour revoir la relation si ce rapport ne fonctionnait pas. Mais tant qu’elle est mon esclave, c’est moi qui décide. 

8. Le Maître s’engage à révoquer le contrat de servitude volontaire s’il lui apparaît que le sentiment amoureux n’est plus possible dans le cadre de cette relation.

Clause demandée par élodie que je lui ai consentie pour la bonne raison qu’une relation sans amour ne m’intéresserait pas plus qu’elle. 

9. À l’exception de ces prémisses, le contrat de servitude volontaire peut être modifié à volonté par le Maître qui devra néanmoins en aviser la soumise. De plus, si les règles et principes exposés ci-après sont contredits par des instructions ponctuelles de la part du Maître, ces dernières ont la primauté.

C’est ici que la relation prend une allure de TPE: outre les évidences (je ne te mettrai pas en danger, je serai le Maître et toi la soumise, etc.), cette clause me donne carte blanche pour modifier la relation au gré de mes caprices - le reste du contrat devient, dans cette optique, la forme actuelle de mes caprices, et pas une liste de règlements immuables. Si je peux modifier le contrat à volonté, n’importe quoi peut se trouver dans la suite, n’est-ce pas? Et même si elle signait le contrat au complet, ce qui se trouve après les prémisses est altérable sans préavis. C’est pourquoi élodie a dû passer son premier test de confiance et d’engagement… Les prémisses se finissaient par ces instructions, que je trouve tout-à-fait sexy: 

J’ai lu ce contrat et l’accepte au complet après avoir lu ces prémisses seulement.

Signature de l’esclave : ______________________   

Date : ______________________

Demain: les Principes!

Réflexion par Janus22/8/2008 9:04 am

Je l’avais fait miroiter il y a un moment déjà… le temps est maintenant venu de vous parler du contrat de servitude volontaire qu’élodie a signé à son arrivée chez moi.

Je l’ai un peu surprise en lui en faisant la lecture le lendemain de son déménagement… La veille, je lui avais souligné que c’était la dernière fois qu’elle jouissait en tant que femme libre. 

Déjà superbe, je l’ai envoyée se transformer en femme fatale pendant que je revêtais un accoutrement de circonstances.

Agenouillée devant moi, nous avons lu tour à tour les clauses que j’avais choisi d’y mettre. Elle posait toute les questions qui traversaient son esprit.

Le contrat est structuré du plus abstrait au plus concret. Il commence par les Prémisses, c’est-à-dire les fondements inaltérables de la relation. Ensuite, il présente les Principes, les valeurs qui sous-tendent notre rapport, et qui ordonnent les priorités de mon esclave en cas de doute. La pièce de résistance vient ensuite: le code de conduite qui détaille les droits et les devoirs de chacun. J’ai rendu canonique le système de protocole par couleur, et je finis le document avec une section dédiée à la communication, aux façons correctes de s’exprimer dans le cadre de la relation.

Cinq sections, cinq jours de la semaine de travail: vous avez donc le menu de la semaine prochaine, qui culminera le 29 août par la célébration du premier anniversaire des Visage de Janus. Je présenterai l’ensemble de mon contrat, en taisant seulement les sections qui n’intéressent qu’élodie et moi, c’est-à-dire les dimensions du code de conduite et du protocole qui jouent sur nos intérêts et fantasmes personnels. Pour le reste, vous m’en redonnerez des nouvelles!

Commentaire par Janus21/8/2008 8:51 am

Je continue ma ronde d’amélioration… j’ai découvert que les fenêtres de pub qui apparaissent sur ma page principale ne sont pas placées là par blogsome… ça m’agaçait, il faut le dire, mais sachant cela je me suis mis à la recheche de la cause (et d’une solution).

Après un moment de prospection, j’ai trouvé que c’était le compteur de visites qui semblait responsable… je l’ai immédiatement désactivé, et je n’ai plus vu de fenêtres intempestives apparaître depuis.

Décidément, lorsqu’on s’y met, il est plus facile de mettre un site à sa main qu’il n’y paraît!  

 

Courrier par Janus20/8/2008 8:50 am

Une lectrice qui me découvre demande:

"Vous en avez parlé à plusieurs reprises déjà… mais… qu’est-ce que le “rough sex” ?" 

Le terme rough signifie rude ou dur; le terme sex signifie (vous l’avez deviné!) du sexe. 

Bref, le rough sex est du sexe rude. Sa plus simple expression serait de marteler à coups de hanches sa partenaire, mais c’est à peine rough si ça n’est que ça… lorsque la demoiselle est brassée, claquée, tirée par les cheveux, lorsqu’on s’impose au fond de sa gorge à l’en faire larmoyer… ça ne fait plus de doute. Cochonneries dites au creux de l’oreille et rappels qu’on a affaire à une petite pute optionnels. ;)

Je trouve que le rough sex peut correspondre à une zone grise entre sexe "vanille" et BDSM… on peut griffer, mordre, jouer de l’autre comme un pantin tout en gardant l’impression de ne pas être de méchants sado-masochistes (qui sont plus associés au cuir et au fouet dans l’imagerie populaire).

Je pense que beaucoup de femme fantasment sur des scénarios de rough sex non-menaçant… Cette idée d’être dans l’impossibilité de refuser quoi que ce soit à quelqu’un à qui on dirait oui de toute manière. Serait-ce le point de contact entre madame tout-le-monde et l’univers des échanges de pouvoir érotiques?

Commentaire par Janus19/8/2008 9:01 am
Dans un effort pour continuer d’améliorer mon blog, j’ai décidé d’y inclure un blogroll… Une constellation de blogs BDSM (ou non) actifs. Si des gens qui me lisent sont intéressés à des échanges de liens, je vous invite à vous manifester!