Humain, élodie par Janus29/2/2008 10:42 am

Je suis un humain, et un dominant: c’est le titre de mon blog.

Ces deux dimensions de moi sont intégrées; je ne ressens pas de tensions entre elles.

Pour ma jolie élodie, cependant, les choses sont plus compliquées. Après avoir investi énormément d’efforts dans la négation de son désir de soumission, elle a plongé avec moi avec la détermination d’une femme qui n’aime pas les choses faites à moitié.

Je vous épargne les détails, mais en tant que soumise-esclave-amoureuse en début de parcours, il existe chez elle deux facettes aussi… l’amoureuse, et la soumise. Lorsque la soumise est à l’avant-plan, l’amoureuse est carencée (et dans ces moments profondément érotiques des débuts, la soumise est très, très souvent sollicitée!). Mais… le rapport d’autorité lui semble souhaitable, voire nécessaire, pour que l’amoureuse en vienne à croitre. Paradoxe? Contradiction? Ou simplement… l’indice qu’il reste un travail d’intégration?

Je penche pour la troisième possibilité. Le temps dira si j’ai raison. En attendant, je prendrai amoureusement soin de la soumise, et je manifesterai à l’amoureuse mon propre amour avec poigne… Jusqu’à ce que les deux se fondent en une.

Récits, élodie par élodie28/2/2008 8:17 am

En dépit de mes quelques questions sur l’activité du soir, je n’avais pas réussi à soutirer quelque information substantielle de la part de mon amour-Maître. Je me suis donc laissée guider par lui et me suis glissée en silence dans la salle de bain pour me maquiller comme il l’avait demandé, en orange, une couleur que nous introduisions pour la première fois dans nos jeux. Soucieuse de me présenter à lui avec un look complet, j’ai appliqué en vitesse du vernis assorti. Alors que j’étais assise dans le corridor attenant à la salle de bain, les orteils bien écartés, je regardais mon futur bourreau s’affairer et aligner sur la table de la salle à manger un nombre impressionnant de jouets à frapper : cravache, fouet, slapper, tige en bambou, flogger… J’ai été prise d’un fou rire en les voyant tous sagement alignés comme ça, côte à côte. De la nervosité, sans doute. Je me disais qu’il ne pouvait « humainement » pas les utiliser tous dans la même séance et qu’il me servait un petit mind fuck comme nous les aimons, vous et moi. ;) Il s’est même permis d’ajouter qu’il y aurait aussi une petite surprise, plus tard.

Les préparatifs ont certainement duré une bonne heure, après quoi je suis revenue dans le salon où Monsieur m’a soigneusement inspectée. J’étais habillée simplement : bas résille, large ceinture en cuir, souliers, le tout en noir. Petit pincement au cœur. « Ce maquillage orange va faire l’affaire… Ce n’est pas ton meilleur, mais bon. » J’ai baissé la tête. « Enlève tes lunettes. » J’ai tendu mes limites en continuent de regarder le sol et n’ai relevé les yeux que lorsque j’ai constaté qu’il tenait quelque chose entre ses doigts : un loup noir muni d’un élastique. Il me l’a enfilé et n’a pas tardé à me demander de tendre les mains. J’ai senti qu’il enfilait mes gants noirs. Le pincement au cœur s’est transformé en petit sursaut d’exaspération : je venais juste de passer une heure dans la salle de bain, moi!!

Monsieur ne m’a pas laissé le temps de me plaindre de mon sort. Il m’a prise par la main et conduite au milieu du salon, débitant des règles que je n’étais pas certaine de bien comprendre. « Ce soir, tu es mon objet. En tant qu’objet, tu n’as pas droit de parole, mais tu seras tout de même un objet animé. En fait, je veux que tu sois un objet sexy. Tu vas être sexy pour moi, objet, sans t’arrêter, sauf si je te pince comme ça, alors tu immobilises cette partie, mais tu continues de bouger le reste. Et si je resserre, tu recommences à bouger. Peu importe ce qui arrive, je te veux parfaitement passive, parfaitement offerte à ce que je donne. Si ça fait mal, tu encaisses, puis tu continues d’être sexy pour moi. Si je frappe sur ton mollet comme cela – coup de cravache – c’est pour que tu portes mieux attention à mes ordres. Ok, objet? »

Je suis passée à deux cheveux de dire : « Oui, Monsieur », mais me suis rappelée juste à temps que j’étais un objet muet. Mon amour-Maître a ricané : « Bon objet! Je ne sais pas combien de minutes ou d’heures cela va durer, mais tu n’as pas à t’en préoccuper. Maintenant, bouge. Sois sexy. » J’ai oscillé un peu sur mes talons; les yeux bandés, je manquais de repaires. J’ai senti que Monsieur s’éloignait vers son ordinateur et peu de temps par la suite, une musique a fusé des haut-parleurs, une musique rythmée, presque tribale. Inspirée, je me suis mise à me toucher langoureusement, à tâtons. De temps à autre, il me touchait pour m’indiquer de me déplacer ou de m’immobiliser, mais je le sentais mal et j’avais de la difficulté à répondre de façon adéquate à ses commandes.

La première sensation qui a pénétré ma nuit d’objet a été la morsure du froid entre mes jambes. Rien d’intenable, j’ai fait fi du tout, continuant de me trémousser. « Je ne t’ai pas demandé de danser objet, juste d’être sexy. » Prise en flagrant délit d’enthousiasme, j’ai ralenti la cadence. Le mot « objet » raisonnait dans ma tête. Il m’avait appelée objet. Objet. Objet. Objet.

Si j’avais remarqué qu’il s’était éloigné, possiblement pour aller à la cuisine, je ne l’avais pas du tout entendu s’approcher de moi, de telle sorte que le premier coup de flogger, sans être particulièrement douloureux, m’a fait sursauter avec violence. Les coups se sont succédé, contrôlés, à la fois crus et tenables. Tel que Monsieur me l’avait demandé, j’encaissais tout ce qu’il me donnait et lui renvoyait l’image d’une femme en train de siroter un Disaronno original avec une cerise. Après le flogger, il y a eu le slapper et après le slapper, la cravache à fil. Je ne saurais dire s’il mettait plus de force dans chaque coup, ou si c’est moi qui faiblissais, mais j’avais de plus en plus mal. Quelque part entre le dixième et le quinzième coup, je les comptais mentalement pour me donner contenance, j’ai senti une angoisse s’emparer de moi : à chaque nouvelle frappe, je risquais de me mettre à hurler ou de chercher à fuir. Je n’étais pas attachée dans un bondage, donc en théorie, j’avais la possibilité de le faire, mais je ne voulais pas le décevoir et sa volonté ainsi imposée sur la mienne me gardait enfermée dans mon rôle d’objet… sauf que je ne savais pas pour combien de temps.

Vingt-deux, vingt-trois, vingt-quatre, vingt-cinq… La cravache a fil a cessé de pourfendre l’air et mon corps tout entier a soupiré de soulagement. J’ai continué à me toucher et même si rien n’avait changé dans le scénario, je me sentais en train de perdre pied. Comment dire? Agacée par le fait de ne pas voir, je ne me souvenais pratiquement plus d’avoir été dotée d’yeux… Soucieuse de plaire et de l’aguicher même si j’étais privée de rétroaction, je me contentais peu à peu d’être. Lorsque sa main s’est abattue sur ma joue gauche avec force, ma tête s’est vidée de toute trace de pensée conscience. Plus de chiffres, plus de pudeur, plus de crainte de décevoir. Les gifles s’enchaînaient et je pense que j’aurais pu vivre ainsi jusqu’à la fin de mes jours.

Mon Propriétaire m’a par la suite traînée vers sa table de travail et m’y a renversée. Mes deux bras sagement collés contre mon corps inerte, le derrière ainsi exhibé, offert, il a eu le goût de me prendre et il l’a fait sans ménagement. Pénétrations anales profondes, répétées. De temps à autre, j’entendais le cliquetis très discret de l’appareil photo. Il s’exclamait à chaque fois qu’il se retirait et que mon anus demeurait, quelques secondes, dilaté, gage des effets de son sexe en moi. Il a insisté à plusieurs reprises pour que je présente ou que j’écarte mes fesses. J’ai obtempéré avec une docilité et une absence de pudeur que je ne me connaissais pas avant ce moment-là. « Arrrrrhh! Tu m’excites, objet. » Les pénétrations se sont faites plus pressantes et il a éventuellement joui en moi, ses gémissements couvrant la pulsation de la musique tribale.  

Il s’est retiré et mes genoux m’ont un peu lâchée. J’imagine qu’il pensait que j’estimais la séance finie… Sec, il a jeté : « Je n’en ai pas fini avec toi, objet. Viens. » Me traînant à demi par la gorge, à demi par la taille, il m’a dirigée vers le lit et ses mains ont pincé mes bras et mes jambes, me laissant devant lui les jambes écartées et le sexe offert. Il a placé des pinces à linge sur mes petites lèvres et mes grandes lèvres, mais cela n’a pas duré trop longtemps. Lorsqu’il a commencé à enduire ma chatte de lubrifiant, j’ai senti nous devions arriver à la fin.

Immobile, je l’ai senti qui manipulait des outils et ma peau toute entière a frémi lorsqu’un bruit de moteur s’est superposé à celui de la musique. Même dans le marasme qui me faisait office de conscience, je savais qu’il ne s’agissait pas du bruit d’un simple vibrateur. Mon esprit vaporeux a formé une pensée brumeuse : fucking machine. J’ai à peine eu le temps de formuler cette pensée, un dildo était déjà enfoncé dans mon vagin. « Maintenant, objet, tu as le droit d’exprimer une chose, une seule : le plaisir. » Le bruit de moteur a précédé d’une fraction de seconde une sensation très puissante entre mes jambes, quelque chose d’inédit, presque effrayant d’intensité. J’ai essayé d’émettre un cri de plaisir, mais ma voix s’est étranglée dans ma gorge et j’ai plutôt hurlé. Un hurlement presque douloureux. C’est en m’entendant que j’ai réalisé que j’étais effrayée, terrorisée… que le plaisir, même s’il était présent, se trouvait à être court-circuité par quelque chose de plus fort, d’ancien. De brefs flash-backs m’ont replongée dans mes premières expériences avec la porno BDSM, un univers avec lequel j’étais tout à fait à l’aise, douleur, humiliation, homosexualité forcée, enfermement… Un univers où la seule chose que mon jeune esprit, car j’étais très jeune alors, ne comprenait pas était la sexualité avec la machines, ce qui motivait des hommes à imposer des pénétrations avec d’affreux engins mécaniques sans âme.

Couchée dans le lit de mon amour-Maître, les jambes écartées, je n’aurais eu qu’à rouler sur le côté pour me libérer de cette pénétration immonde. Pour jouer dans les règles, j’aurais pu joindre les mains afin qu’il m’autorise à parler. Mais même ça, je ne pouvais pas. Plus aucune partie de mon corps me répondait. J’étais là, j’étais à lui, possédée par lui, et je ne comptais plus. Une partie de moi, paniquée par cette situation à laquelle je n’arrivais même plus à mettre fin, s’exprimait clairement elle. Je hurlais sans retenue, tremblant avec violence, secouée par de profonds frissons. Et ça continuait, et ça continuait. Jusqu’à ce que soudainement, la diabolique machine s’arrête. Monsieur a retiré mon bandeau et j’ai pu apercevoir l’engin : un dildo monté en toute simplicité sur une perceuse. Cela ne m’a pas calmée, j’ai continué de sangloter, éperdue.

Mon amour-Maître m’a invitée à m’agenouiller à ses pieds et j’ai déposé mon visage sur ses jambes. Je crois avoir pleuré toute les larmes de mon corps, cette nuit-là, une à une. Cet after-play a été très douloureux; mon principal réconfort, sa main serrée autour de mon cou. Lorsque je me suis calmée, nous avons évidemment cherché à comprendre cette réaction spectaculaire, qu’aucun coup n’avait pu susciter.  

Je crois que c’est ce soir-là que j’ai accepté le fait qu’il était un chien sale, et moi, sa chienne maso, sa slut intégrale, qui aimait être dégradée au point de ne pas l’être par l’homme: par une machine. Une fuck machine.

Humain par Janus27/2/2008 7:56 am

Avant de poursuivre avec le récit du premier séjour prolongé d’élodie, j’aimerais vous faire part d’une anecdote.

J’échangeais quelque plaisanterie avec une soumise de mes connaissances avec qui je n’avais pas chatté depuis plusieurs mois.

Elle souligna comment, à notre première rencontre durant une soirée, elle avait été impressionnée par ma partenaire, sa soumission silencieuse derrière moi pendant que je parlais…

Ça n’était pas la première fois qu’elle revenait sur cette rencontre initiale (vieille de plus de 2 ans), tandis que moi, je n’y avais rien vu de spécial. Je lui ai posé la question… qu’est-ce qu’il l’avait accrochée?

Elle m’a révélé que c’était là son premier contact avec ce qu’elle appelait "la vraie soumission".

La vraie?, répondis-je.

Elle m’expliqua que jusqu’ici, elle n’avait frayé qu’avec les cordes et les jeux qui claquent, mais que voir ma partenaire ainsi avait éveillé en elle quelque chose de puissant…

La morale? Même en sachant l’image qu’on projette en principe, on ne peut jamais savoir comment les autres se l’approprient. Parfois ceux-ci s’imaginent le pire, mais au moins - c’est ce que je retiens de cette anecdote - parfois, on est sans le savoir une source d’inspiration. Et ça me rend bien heureux!

Récits, élodie par élodie26/2/2008 7:50 am

J’ai commis une petite erreur dans la séquence des publications; celui-ci s’intercale entre "salive, sperme, porto" dont il est la suite, et "boule de neige"! Bonne lecture, chers lecteurs-voyeurs!

Mon maquillage désormais défait et le visage souillé de sécrétions, je me suis dirigée vers le lit sur un geste de lui. Privée de jouissance pour avoir désobéï, mon sexe hurlait famine. Ô, comme il le savait! Maître m’a fait comprendre qu’il me voulait à quatre pattes et ses mains à la fois dures et sensuelles, se sont abattues sur les fesses et mes cuisses avec une fermeté implaccable. Je ne sais pas comment il fait pour tout faire en même temps de la sorte, me caresser le clitoris, jouer avec mon anus, m’étrangler avec douceur. Mon esprit embrouillé se souvient de toutes ces sensations fusionnées en un seul instant.

Ses mains continuaient de rougir mes fesses. Je me tortillais en murmurant « non, non, non! » et en geignant « ouiiiiiiii! » tout à la fois. Mon amour-Maître s’est penché vers moi entre deux claques… «Je sais ce que tu es élodie! Une chienne maso. » Et moi de secouer la tête : « Non, non, non! » Et Maître de frapper un peu plus fort. « Oh que si! Et c’est toi qui va me le confirmer… Allez! Dis-le! «Je suis une chienne maso! » Je me suis cambrée de désespoir, il en a profité pour insérer ses doigts dans mon sexe et les ramener à ma bouche, couverts de mouille, et me les faire lécher. « Dis-le, slut! » Ma gorge s’est serrée, j’ai secoué la tête et la fessée a continué, entrecoupée de stimulation vaginale. Moi qui n’étais pas certaine d’avoir un point G il n’y a pas si longtemps, je ne saivais plus que faire de la chaleur dévorante qui en irradiait, sauf peut-être obtenir grâce en prononçant les bons mots… D’abord à mi-voix…. « Je suis une chienne maso. » Mon amour-Maître, qui n’aime pas les choses faites à moitié, m’a  claquée fort… « Une quoi? je n’entends pas! » « Une fucking chienne maso, Monsieur! » Ma voix, rauque d’avoir déjà tant gémi,  était claire, cette fois, presque triomphale.

Satisfait de la rougeur de mes fesses et de mes joues, mon amour-Maître m’a invitée à jouir pour lui. Je me suis donc installée sur le dos, les jambes écartées, mais légèrement entravées par une ceinture flexible. Mes doigts ont exploré ma moiteur et n’ont pas tardé à stimuler mon clitoris gonflé sans ménagement. J’étais sur le point de jouir. Surexcitée depuis plusieurs heures, cependant, mon focus était dissipé et j’ai tardé un peu trop à offrir mon orgasme à celui qui l’exigeait. Par soucis d’aider ou encore, par désir de me punir – peut-être un peu des deux – mon Maître a étendu le bras et a fouillé dans sa table de chevet, caverne d’Alibaba du rough sex, pour en ressortir un slapper. Il l’a abbatu coup sur coup sur chacune de mes cuisses, puis sur ma joue gauche et mes gémissements ont redoublé lorsqu’un mot est apparu peu à peu, en toutes lettres, sur ma peau blanche.

Amusé de ma gêne, mon amour-Maître a replongé ses doigts dans ma chatte d’élodie toute mouillée et a tracé chacune des lettres de ma cuisse gauche avec une lenteur préméditée. Sa bouche articulait chaque lettre sans les prononcer. S… Je l’ai regardé avec incertitude. L… J’ai compris là où il voulait en venir. U… J’ai émis un grognement enragé et cherché à bouger la cuisse. T…  Il a fini de me salir et contemplé son oeuvre avec un sourire satisfait. « Slut! » J’ai résisté encore… Mon index a voyagé de mon clitoris à sa poitrine et y a tracé « Your ».

Mon amour-Maître a hoché doucement la tête, tendant son index vers moi et a écrit deux autres lettres, lentement, sensuellement, son regard soumettant le mien. « My » En bonne slut, j’ai joui très fort, et frissonnant de cet orgasme, j’ai été fière qu’il m’indique ainsi qu’il me considère me faire sienne.

Récits, élodie par élodie25/2/2008 8:21 am

En dépit de la fatigue, nous avons à peine fermé les yeux de la nuit. Les deux chats de la maison, peut-être déstabilisé par une nouvelle présence féminine, n’en finissaient plus de se pourchasser dans l’appartement en crachant et en hissant. Maître et moi pensions devenir fous. À défaut de pouvoir me lover dans un sommeil réparateur et constatant que le jour était en train de poindre, j’ai décidé que je m’occuperais des chats pour permettre à mon amour de dormir. Tout en douceur, je me suis faufilée à l’extérieur du lit et me suis accroupie par terre. Les deux bêtes ont tout de suite rappliqué. Les bras écartés, je caressais l’une de la main gauche et l’autre, de la droite. Le calme était revenu. De longues minutes se sont écoulées ainsi, alors que les premiers rayons du soleil s’engouffraient entre les lattes des stores noirs. 

C’est en me retournant vers le lit que j’ai constaté que mon Maître n’avait pas les yeux fermés, mais posés sur moi. « Vous ne dormez pas? » « Comment pourrais-je, élodie? » J’ai senti une pointe de compliment dans sa voix, une référence subtile au fait que me voir accroupie sur le sol, nue, caressant ses chats, lui avait été plutôt agréable. D’un geste de la main, il m’a invitée à se joindre à lui sous l’édredon et nous avons commencé à faire l’amour. Baiser lancinant et profond qui réchauffe. Je ne sais comment, sa langue s’est retrouvée sur mon anus et ses doigts dedans, me labourant avec une énergie que je trouvais miraculeuse compte tenu de la nuit chargée. 

Ainsi stimulée, j’ai éventuellement eu terriblement envie d’uriner. Implorante, j’ai supplié mon Maître de me laisser aller à la salle de bain. Il m’a d’abord refusé cette permission, puisque – paraît-il – cela constitue un des signes avant-coureurs d’une jouissance vaginale. Il a choisi d’écouter mes suppliques de plus en plus pressantes et j’ai filé vers la toilette en chancelant. J’en suis revenue toute rouge, forcée d’admettre que l’envie pressante n’était, sommes toutes, pas si terrible que ça et que j’avais mal décodé la sensation qu’il m’avait imposée. 

Mon amour-Maître, qui sait faire preuve de patience, ne s’est pas formalisé de la situation outre mesure et m’a offert d’aller chercher un jouet vibrant dans mes valises, ce que j’ai fait avec gaieté. Mes doigts ont n’ont pas erré trop longtemps dans les dessous en dentelle et les talons… Je n’ai pas tardé à revenir avec mon Magic Wand, un jouet que certains d’entre vous connaissent certainement pour l’avoir vu dans des films porno avec de la jouissance forcée… Ce vibromasseur fait des miracles pour libérer des tensions musculaires… Imaginez l’effet sur un clitoris surexcité! ;)  

Ainsi stimulée et déjà toute chose, je n’ai pas tardé à gémir de plaisir. Mon amour-Maître m’observait alors que cette grande chaleur pré orgasmique montait en moi et s’est placé à genoux, non loin de mon visage, me donnant à voir son sexe dur qu’il caressait fermement. J’ai ouvert la bouche et présenté la langue… Il n’a pas tardé à couvrir mon visage et mes lèvres de sperme. À mon grand dam, cette éjaculation faciale m’avait excitée au plus au point et les vibrations de mon jouet commençaient à chatouiller dangereusement. Maître ne s’est pas laissé démonter. Il s’est penché sur moi afin de lécher mon visage et après quelques secondes, a recraché le tout sur moi, qui ai frissonné de tout mon corps, partagée entre le plaisir et le dégoût. Les jeux de salive, nous avions déjà fait, mais là, c’était tout de même autre chose. 

À ma grande surprise, mon Maître a répété le même stratagème, m’enjoignant cette fois à garder la bouche bien ouverte. Il l’a répété encore, encore et encore. J’ai bientôt été couverte de ce mélange de fluides et devant ce qu’il estimait être mon obstination à ne pas jouir, il m’a fait comprendre que j’aurais le tout à avaler si je ne m’exécutais pas tout de suite. La menace a été mise à l’exécution derechef et j’ai joui férocement avant de retomber, blottie dans ses bras. Je me suis rendormie là sans m’en rendre compte, maculée de lui.  

Ce n’est qu’un peu plus tard dans la journée que j’apprenais que ce que nous avions fait avant un nom : snowballing, un terme qui n’a pas d’équivalent en français. Moi qui pensais tout savoir sur le sexe, je n’avais encore jamais fait pareille boule de neige! ;)

Récits, élodie par Janus22/2/2008 9:35 am
Depuis que j’ai découvert le sexe, l’anus m’attire naturellement… Te voir m’offrir ton petit cul déjà dilaté, de voir la chair rose de ton anus béant, te voir faire mentir le classique "where the sun don’t shine"… tout ça aura tôt fait de m’exciter.
 
Dans la même position, je te rejoins; je m’enfonce d’abord dans ta bouche, puis entre tes fesses. Ça fait mal, que tu me dis; est-ce que les boules du jouet t’ont blessée, comme je le crains? Est-ce que notre scène est menacée? Je me retire un instant; tu remplis le vide de tes doigts. Trois d’une main, deux de l’autre. Et tu étires ton sphincter pour moi. Les choses semblent bien aller. Je relubrifie pour être certain, et replonge à l’assaut. Je suis hyper stimlulé de voir live ce que je fais: la caméra projette nos ébats sur la télévision et déjà, l’amateur enthousiaste que je suis devine que je suis en train de saisir mon meilleur film à date. La position est magnifique: on voit clairement la pénétration, le sexe mouillé d’élodie, son joli visage. Ici et là, tu pénètres ton sexe à quatre doigts en gémissant. Sur un coup de tête, j’approche la caméra, donnant un second plan de vue à la même position. Magnifique. J’en prends bonne note, et me servirai de cette technique plusieurs fois durant la scène.
 
Pendant que je retourne la caméra à sa position initiale (et que je te permets de te voir à nouveau sur l’écran), tu laboures ton cul avec trois puis quatre doigts. Tu te regardes à l’écran, et tu te vois te regarder - la caméra est alignée avec la télévision. Tu es fascinante.
 
Je continue à t’enculer de toutes les façons possibles, ne m’arrêtant que pour t’enfoncer mon sexe dans la bouche ou pour déplacer la caméra. Par moments, j’ai le plaisir de devoir ralentir pour ne pas jouir. C’est que cette petite garce qui se serre autour de mon sexe est fort stimulante…
 
Je te fais faire face à la caméra, et te fait dire comment tu aimes l’avoir dans le cul, comment tu veux que je te jouisses au visage. Tu t’agenouilles devant la caméra, gros plan sur toi au centre. Je couvre ton visage, ta bouche, tes lunettes de mon éjaculation, et toi, toute excitée, tu te mets à cracher le sperme et ta salive mélangés qui dégoutent lentement sur ton menton… tu poses pour moi le temps de quelques photos devant la caméra qui tourne encore. La finale parfaite pour une scène parfaite.
 
J’en suis maintenant certain: c’est ma meilleure scène à date. Ma première plus technique avec toi. Le moins qu’on puisse dire, ça promet.  
 
Tu me demandes poliment de te faire jouir. Ça n’est pas ta soirée, c’est la mienne; j’ai joui, et toi pas. Mais tu as été si jouissive que tu mérites ton orgasme.
 
Je t’attache, tu prends ton jouet vibrant préféré; je te caresse, te pince les seins, t’enserre la gorge pendant que l’excitation monte, jusqu’à ce que ton plaisir scelle cette excellente expérience, véritable fantasme fait chair.
Récits, élodie par Janus21/2/2008 10:40 am

élodie est retournée chez elle aujourd’hui. Je devrais travailler, mais j’ai la tête qui tourne… pas de cet étourdissement désagréable, mais de cette euphorie unique…

Ce matin, le dernier d’une série de presque une semaine en cohabitation, elle m’a demandé humblement le récit de notre scène d’hier. Considérant la somme monumentale d’écrits que j’exige d’elle, c’est bien la moindre des choses que je lui retourne la faveur pour un épisode qui m’a aussi profondément excité. Voici donc, pour votre plaisir, le mien et (cette fois) le sien…

Une étoile est née

Tu es élodie, ma soumise, mon esclave, mon objet. Depuis quelques jours déjà, tu sais mes projets, et aujourd’hui, mercredi, sera la réalisation du dernier que j’avais en tête pour ton séjour chez moi. Tu sais que j’ai une fibre pornophile, et que j’ai carrément un fétiche pour produire la mienne propre; les fois où tu t’étais retrouvée devant mon objectif avaient été renversantes, sans exception. Tu as une facilité avec l’expression corporelle qui me fait vibrer profondément; je n’aurais pas pu me douter que derrière tes airs sages de jeune fille studieuse se cachait une porn star au charme redoutable.

Tournée des magasins pour compléter ton accoutrement. Un rouge à lèvre très rouge, fait pour survivre aux épreuves auxquels ta bouche serait soumise; quelques colliers de pacotille pour habiller ta nudité, et nous voilà prêts.  

J’ai choisi pour l’occasion des talons hauts, des bas-résille, un kilt et ton gilet en filets, sachant que ce dernier partirait vite; une paire de couettes et tes lunettes complétaient ton air d’écolière trash, plus à sa place dans une ruelle obscure ou dans la vitrine d’un peep-show que sur les bancs d’école.

Quelques conseils techniques et à propos de mes attentes, et nous étions prêts. C’est un fait de l’autopornographie: plus on se perd dans le feu de l’action, plus la qualité du matériel baisse; plus on est technique dans notre approche, moins on a de plaisir sur le coup, mais plus le film (ou la photo) est réussie… Or, en ce jour, c’est la technique qui est à l’honneur.

Dans un premier temps, tu te masturberas seule sur le sofa, entendu que je te rejoindrais lorsque j’en ressentais l’inspiration.

Action! "Qu’est-ce que tu es venue nous offrir aujourd’hui?" demandai-je dans la pure tradition de la porn dite "gonzo", ces productions qui ne cherchent pas à prétendre être autre chose que des films de cul.

C’est mon intention qui sort de ta bouche, même si c’est toi qui a choisi les mots…

"Une performance anale inoubliable".

C’était précisément le but de cette scène, et c’est précisément ce que tu m’as offert…

Tu commences en te caressant vivement, les mains courant sur tout ton corps, s’attardant évidemment sur ton sexe que tu présentes ouvert et luisant de tes sécrétions pour mon objectif… Ton regard aiguiche mon excitation… tu fixes la caméra, et moi, je te regarde regarder le futur moi qui visionnera ce moment magique…

En quelques minutes à peine, tu passes aux jouets que tu as choisis pour l’occasion. Tu insères mon plug anal avant de pénétrer ton sexe avec un gros pénis de latex couleur chair… Mon excitation croît de voir avec quelle facilité tu le fais. Tu amènes le vibrateur à ta bouche et le lèche pour mon plaisir; après un moment, c’est le tour du plug. Tu prends un nouveau jouet, une enfilade de boules de plus en plus grosses. Sans ménagement, tu l’insères jusqu’au bout dans ton cul, et à ma grande surprise, tu t’en sers pour te pénétrer rapidement, aller-retour… je crains un instant que sa forme crénellée te blesse, mais tout semble bien aller. Couchée sur le côté, sur le sofa, tu remplaces le jouet par tes doigts, un, deux, trois… avec ton autre main, tu écartes ton anus et le dilate pour moi. Je n’en peux plus: il faut que je t’encule comme je le veux, comme tu le mérites.

[À suivre]

 

 

Récits, élodie par élodie20/2/2008 1:03 pm

Samedi soir dernier, mon Maître m’a rejoint à une soirée à saveur érotique, notre premier rendez-vous

dans un contexte social avec des connaissances communes et tout. Je m’étais habillée et maquillée à son goût et après une semaine de séparation, les retrouvailles ont été chaudes. Mêlés à une foule bigarrée dans la pénombre, nous faisions comme si de rien n’était, mais ses mains me travaillaient, enserrant mes hanches, se refermant autour de ma gorge, relevant ma robe courte au-dessus de la rondeur de mes fesses, déplaçant ma petite culotte, insérant des doigts en moi. Je râlais presque, compressant mon sexe glissant sur ses phalanges sans pitié.

Après une soirée passée à se titiller de la sorte, le chemin du retour, bien que rempli de blagues et de chansons fredonnées, ne laissait aucun doute sur ce qui allait suivre : some very nasty, animal sex.

Invitée à me mettre à l’aise dès notre arrivée à l’appartement, je me suis dénudée dans la salle de bain et j’ai revêtu un chandail en filet noir. La pointe de mes seins, stimulée par ce contact, cherchait à pointer au travers des mailles. C’est ainsi (dé)vêtue, les fesses à l’air, que je me suis faufilée vers la cuisine afin de préparer un petit encas, bien vite dévoré.

J’avoue tout: mon accoutrement n’avait pas d’autre but que de provoquer chez mon Maître le désir de me ravager. Il m’a ordonné de me présenter à lui sur le lit et nous avons commencé à jouer. J’étais toute mouillée et déjà conquise… Lorsqu’il a interrompu nos ébats pour me demander d’aller chercher un verre de porto, je me suis exécutée avec une fausse docilité. Plus je réglais rapidement le cas du porto, plus rapidement je pourrais me laisser glisser à nouveau entre ses bras, me faire remplir à la mesure du vide et des privations que j’avais vécus pendant la semaine.

Une fois dans la cuisine, je me suis aperçue qu’une mission d’apparence toute simple allait s’avérer un peu plus compliquée. "Excusez-moi, Monsieur… Je ne trouve pas le porto." "Dans la porte du frigo, en bas." "Excusez-moi, Monsieur?" "oui?" "Dans quel verre dois-je vous servir à boire?" La question a l’air bien naïve, je vous le concède, mais d’une part, mon Maître possède un nombre impressionnant de verres de toutes sortes et d’autre part, je ne m’y connais pas du tout en alcool. Sa voix en provenance de la chambre à coucher m’a indiqué l’armoire où je devais chercher, mais il a vite fait de me rejoindre. Je l’ai servi en vitesse et lui ai présenté son breuvage en tremblant un peu, à cause de ce regard qu’il adressait.

Il en a bu une petite gorgée, puis une plus grande, en me faisant signe d’approcher. Sur la pointe des pieds lèvres tendues, bouche entrouverte, j’ai accueilli son baiser et une gorgée de porto désormais tiède. J’ai léché sa langue avec avidité avant de lui retourner un peu de cette liqueur rouge dont il m’avait abreuvée. De sa poigne solide, il m’a revirée et a plaqué ma poitrine contre le comptoir avant d’enfoncer son sexe en moi, exhauçant une prière muette de plus en plus pressante. La bouche entrouverte, ma langue, cherchant un doigt à sucer, s’est mise à explorer la surface poreuse du comptoir. Maître y a craché et me pénétrant avec un fougue renouvelée, m’a fait nettoyer le tout. J’ai léché par petites lappées prudentes, empreintes d’une touche de dégoût. Il y a deux semaines à peine, je n’aurais jamais penser jouer avec la salive d’un homme.

Stimulé par le spectacle de ma langue sur le comptoir et du plaisir que je prenais à nettoyer, mon Maître m’a enjoint de m’agenouiller sur le carrelage de la cuisine. J’ai dégusté mes sécrétions visqueuses sur son membre dur, l’enfonçant tout au fond de ma gorge et la fellation s’est transformée en trip de salive en un rien de temps. La bouche ouverte, langue présentée, je recevais sa salive en plissant les yeux. "Écarte-toi!" L’ordre était sec et inattendu. Je me suis reculée et j’ai levé les yeux. Ses lèvres pincées m’ont indiqué qu’il allait cracher à nouveau, mais cette fois, avec concentration, sa bave atterrit sur son pied et je nettoyai le tout avec la même dévotion éperdue.

Maître m’intima de ne pas bouger et c’est agenouillée comme une chienne que j’ai attendu son retour, frémissant à la vue de la caméra. Il m’a couverte de sa bave à nouveau, occupé ma bouche et ma gorge jusqu’à l’étouffement, puis sentant qu’il allait jouir, l’objectif braqué son mon visage désormais poisseux, il m’a répété encore, de cette voix qui exige obéïssance: "Ne bouge pas! Ne bouge surtout pas." À ce moment précis, ma tête était renversée vers l’arrière et ma langue, tendue. C’est ainsi que j’ai reçu son sperme chaud, en abondance. Le liquide visqueux glissait dans ma gorge et mes râlements, provoqués par l’incapacité d’avaler à cause de ma position précaire, ne semblèrent pas du tout l’émouvoir. Tout au contraire, il continuait de filmer ma petite détresse avec flegme.

(à suivre)

Récits, élodie par élodie19/2/2008 9:29 am

[Je donne la parole à élodie…]

Ce jour-là,je m’étais connectée à MSN comme à mon habitude et mon coeur a palpité lorsque j’ai constaté que mon Maître y était. Il m’a demandé s’il m’arrivait de lire des blogues à saveur BDSM et je lui ai dit que cela faisait un petit bout de temps. Il n’a pas tardé à m’envoyer un hyperlien, me demandant de lire l’article qui figurerait sur la page. J’ai cligné des yeux en remarquant qu’il traitait du film The Secretary, un genre d’idéal D/s que nous partageons tous les deux, le plaisir d’être dans un lien où chacun des amoureux occupe la place qui lui revient avec naturel et harmonie, le bdsm en filigrane.

En lisant l’article, donc, j’ai cligné des yeux en réalisant que certains mots m’étaient familiers… Des mots, des phrases, des idées… Un style d’écriture aussi, une des premières choses qui m’ont séduite chez lui. "Ce blogue, il est de vous?", ais-je demandé le coeur battant. Il m’a répondu que oui. Déjà, je parcourais avidement chaque rubrique et je n’ai pas tardé à tomber sur les récits de sandrine. Déjà profondément excitée par la découverte d’une autre facette de mon amour-Maître, Janus, j’ai fondu en la lisant elle, en découvrant comme elle s’était donnée à lui et comment il l’avait prise. Mon sexe palpitait à chaque pénétration anale, j’ai mouillé ma petite culotte comme jamais en me projetant dans une scène d’uro… mmmmm

Mon Maître ne m’a pas trouvée choquée par la découverte et n’a pas eu nul besoin de me persuader de le laisser parler de nous. Je suis sienne et je ne m’inquiète pas de ce qu’il fera de moi ou de nos histoires. Et je n’ai pas eu non plus besoin de le supplier pour le convaincre de me permettre de pénétrer dans son univers et de me montrer à vous. Nous aimons tous les deux écrire, être lus, nous dévoiler, et par un jeu de miroirs, nous nous exciterons l’un et l’autre en nous servant de vous, Précieux Lecteurs.

Enjoy the ride, we will! Je vous reviens dès demain, car mon "stage" auprès de mon amour-Maître me donne beaucoup à raconter… ;)

élodie 

Humain, élodie par Janus18/2/2008 9:53 am

Je suis avec élodie depuis samedi… C’est comme si je l’appréciais d’une nouvelle manière pour chaque heure qui passe. On rit, on joue, on partage de véritables festins qu’elle cuisine pour nous… Je ressens cette légèreté de coeur, cette exaltation roucoulante qui trahit l’amour naissant… J’étais blasé, je ne le suis plus!

Durant la semaine, à mesure qu’ils seront prêts, je partagerai avec plaisir les premiers récits d’élodie. Confontée à la tâche, elle m’a demandé s’il me plairait qu’elle écrive en tenant compte du fait d’être lu par vous… Ce gentil souci fut, pour l’heure en cours, ma nouvelle manière de l’apprécier. :)

C’est donc à suivre, très bientôt!