Le syndrôme de Seinfeld, 1re partie
Je vous relatais récemment comment, dans une première rencontre, j’ai choisi de ne pas aller de l’avant avec la dame rencontrée.
Des commentaires que j’y ai reçus (woohoo!) m’ont conduit à jongler avec cette idée de rencontre, particulièrement de première rencontre. Qu’est-ce qui fait que dans un cas, il y a chimie? Sur quoi se base-t-on pour plonger… et tomber en amour? Plus encore, lorsqu’on a plongé, qu’est-ce qui fait qu’on part, qu’est-ce qui fait qu’on reste?
Je lisais l’entrevue d’un acteur québécois qui disait que nous étions une génération de bébés gâtés, qui ne pouvaient pas se contenter d’avoir une job correcte et d’être aimé par une femme. Il nous faut LA job (ou mieux: pas de job mais de l’argent), il nous faut LA femme.
Outre cette supposition sociologique, du haut de ma jeune trentaine, j’ai fréquenté beaucoup de jolies et sympathiques jeunes femmes. Pourtant, une seule "m’a gardé" durant plusieurs années. Cette relation, harmonieuse et agréable quoiqu’avec zéro BDSM, demeure à ce jour l’aune à laquelle je mesure mes nouvelles rencontres. Après plusieurs années d’une relation quasi idéale, nous nous sommes néanmoins séparés pour explorer chacun de notre côté les tentations qui nous avaient été interdites durant la majeure partie de notre vingtaine. Au début, je me disais "HAHA! Après avoir vécu pareil modèle relationnel, je ne me satisferai pas de la première venue!". Quelques années plus tard, j’ai vu comment cette réalisation était à double-tranchant: ayant vécu la dissolution d’une relation quasi parfaite, je suis maintenant hésitant à m’engager dans une relation qui n’est pas #1 sur toute la ligne. Mais c’est TELLEMENT rare! Cet idéal m’a fait perdre (par mes décisions) des femmes fantastiques, la dernière en lice demeurant la sandrine de ce blog, dont j’ai dit qu’elle était sans doute celle dont la sexualité se rapprochait le plus de la mienne… ce qui n’est pas rien!!
Cela fait quelques années déjà que l’idée du "Syndrôme de Seinfeld" s’est imposée à mon esprit, même si je ne croyais pas le vivre moi-même. De quoi s’agit-il? Je vous en parle demain!
