Réflexion, Humain par Janus31/1/2008 9:00 am

Je vous relatais récemment comment, dans une première rencontre, j’ai choisi de ne pas aller de l’avant avec la dame rencontrée.

Des commentaires que j’y ai reçus (woohoo!) m’ont conduit à jongler avec cette idée de rencontre, particulièrement de première rencontre. Qu’est-ce qui fait que dans un cas, il y a chimie? Sur quoi se base-t-on pour plonger… et tomber en amour? Plus encore, lorsqu’on a plongé, qu’est-ce qui fait qu’on part, qu’est-ce qui fait qu’on reste?

Je lisais l’entrevue d’un acteur québécois qui disait que nous étions une génération de bébés gâtés, qui ne pouvaient pas se contenter d’avoir une job correcte et d’être aimé par une femme. Il nous faut LA job (ou mieux: pas de job mais de l’argent), il nous faut LA femme.

Outre cette supposition sociologique, du haut de ma jeune trentaine,  j’ai fréquenté beaucoup de jolies et sympathiques jeunes femmes. Pourtant, une seule "m’a gardé" durant plusieurs années. Cette relation, harmonieuse et agréable quoiqu’avec zéro BDSM, demeure à ce jour l’aune à laquelle je mesure mes nouvelles rencontres. Après plusieurs années d’une relation quasi idéale, nous nous sommes néanmoins séparés pour explorer chacun de notre côté les tentations qui nous avaient été interdites durant la majeure partie de notre vingtaine. Au début, je me disais "HAHA! Après avoir vécu pareil modèle relationnel, je ne me satisferai pas de la première venue!". Quelques années plus tard, j’ai vu comment cette réalisation était à double-tranchant: ayant vécu la dissolution d’une relation quasi parfaite, je suis maintenant hésitant à m’engager dans une relation qui n’est pas #1 sur toute la ligne. Mais c’est TELLEMENT rare! Cet idéal m’a fait perdre (par mes décisions) des femmes fantastiques, la dernière en lice demeurant la sandrine de ce blog, dont j’ai dit qu’elle était sans doute celle dont la sexualité se rapprochait le plus de la mienne… ce qui n’est pas rien!!

Cela fait quelques années déjà que l’idée du "Syndrôme de Seinfeld" s’est imposée à mon esprit, même si je ne croyais pas le vivre moi-même. De quoi s’agit-il? Je vous en parle demain! 

Commentaire, Humain par Janus30/1/2008 9:53 am

J’ai reçu plusieurs commentaires au cours des 2 dernières semaines — Merci à tous! Ça me donne l’impression que mon blog est vivant, et ça m’encourage à continuer.

Merci encore!

Janus 

Réflexion par Janus29/1/2008 9:08 am

Dans le cadre de la discipline d’un couple BDSM, il ne suffit pas d’avoir une main de fer dans un gant de velours.

Il faut se garder deux doigts de chair sur une main de fer, pour savoir prendre le pouls de sa compagne

Sans quoi on risque de voir comme des "défis à sa soumission" des choses qui, au fil des mois, lui deviendront insupportables au point de lézarder le couple. Donc…

Deux doigts de chair, une main de fer, un gant de velours. 

Réflexion, Humain par Janus28/1/2008 9:07 am

Je ne pose pas la question de façon nostalgique: je me demande simplement quel serait mon idéal comme partenaire… expérimentée ou non? Soumise ou à soumettre? "Vanille" ou BDSM? On dirait que je ne peux pas statuer de façon aussi tranchée qu’auparavent. Peut-être que mes expériences concrètes ont nuancé mes idéaux au point que même ceux-ci ne sont plus si idéaux?

J’ai pris coutume de demander à l’univers ce que je veux. À cinq reprises au cours des trois dernières années, j’ai eu exactement ce que je demandais - pour le meilleur et pour le pire, dans certains cas.

Dans cette optique, que devrais-je vouloir?

J’ai demandé à l’univers de me surprendre, cette fois.

Réflexion par Janus25/1/2008 9:13 am

Mes lecteurs assidus savent tous les deux (heheh) que mes préférences vont vers une Domination plus physique et très sexuelle.

Je pense que j’ai été échaudé par une relation avec une femme qui voulait sincèrement être entièrement prise en main. Je suis très fier du fait qu’au cours des mois, j’ai réussi à l’autonomiser au-delà du "je serai autonome pour Lui plaire", mais bien d’éveiller en elle son individualité, son intentionnalité, et l’amener à finalement exprimer ce qu’elle ressent. Ça a l’air banal comme ça, mais imaginez quelqu’un pour qui ces choses prises pour acquis seraient absentes. Bref, en bout de ligne, je l’ai "guérie" - mais à quel prix? J’ai donné une livre de chair en l’écoutant, la cajolant, en la protégeant, en lui permettant de grandir en sécurité - Ça me fait encore rire du fait d’avoir eu sous la main la parfaite esclave, et d’avoir utilisé mon autorité pour renverser la vapeur et la rendre indépendante… Étrangement, j’aurais été plus heureux avec la femme qui m’a laissé qu’avec celle qui m’a tout donné.

Bref, cette expérience de 24/7 a été dure au final, peut-être parce que ça n’était pas mon intention première. C’est pourquoi après, avec l’adorable sandrine, j’ai préféré m’amuser davantage dans la sexualité corsée et "dirty". J’en avais soupé, de l’autorité, de la discipline qui n’était plus un jeu. En relâchant le contrôle, c’est moi que j’ai libéré.

Mais là, je sens remonter les fantasmes de discipline, de restrictions. Dans quelle mesure je les mettrai en oeuvre? Le temps le dira. Après tout, sans partenaire, les choses restent abstraites; mais être inspiré quant à ce qui se passera avec l’éventuelle prochaine est déjà plus que ce que je ressentais il y a quelques semaines à peine. Hourra!

 

 

Commentaire par Janus23/1/2008 8:55 am

Lorsqu’on lit les discours autant de dominants que de soumises à propos du BDSM, on constate que souvent, tout le processus est mis de l’avant comme une sorte de source de spiritualité, d’esthétisme, de beauté pronfonde.

Hun?

Je disais récemment à quelqu’un qui m’interrogeait sur mes pratiques et mes préférences que moi, je faisais ça d’abord et avant tout pour le plaisir

En fait, c’est clair que toute relation intime peut avoir sa part de profondeur extatique et de sentiment transcendental. Mais à mes yeux, cela vient davantage du fait de se retrouver dans un mode relationnel qui trouve un écho profond en soi… et ne tient pas sur la nature du mode relationnel en question (ici le BDSM). Ce qui fait dire à ces gens que ceux qui ne sont pas cérébraux (donc qui ne jouent pas sur la partie relationnelle mais seulement sur un érotisme physique) que ce ne sont pas des "vrais".

Mais bon, peut-être que je projette ma compréhension sur les relations des autres. À eux de le dire! Pour ma part, il est vrai que ça n’est que lorsque la relation intime est intimement nouée que je ressentirai cette profondeur du lien BDSM… Mais la partie physique n’est pas mal non plus! ;)

 

Récits, Humain par Janus22/1/2008 10:03 am

J’ai eu un rendez-vous cette semaine avec une gentille jeune femme qui avait répondu à mon annonce sur un site où je mettais de l’avant mon appréciation d’une sexualité corsée.

Les échanges initiaux étaient agréables. Après une bière, elle m’a demandé ce que je pensais d’elle.

"T’es une belle et bonne fille, et il y a un an, j’aurais exploré en avant avec toi pour voir où ça mène. Mais maintenant, j’ai les yeux fixés sur l’horizon [comprendre: relation amoureuse avec un potentiel à long terme] et je sens que tu n’es pas celle qu’il me faut".

Ses yeux se sont embués, mais que dire de plus? C’était vrai.

Après maintenant deux mois sans histoire, sans sexualité, je commence à croire que je ne retournerai pas en arrière, vers un érotisme frivole et léger… malheureusement?

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gars qui passent une chance de jouer avec une belle et bonne fille soumise qui s’intéresse à lui?

Soupir. 

Je ne regrette pas de ne pas avoir joué avec elle - c’est là où j’en suis dans mon rapport au jeu.

Je regrette le temps où je l’aurais fait le coeur léger.  

Humain par Janus21/1/2008 9:23 am

Je n’ai reçu aucune suggestion, malgré deux sollicitations récentes.

Des fois, je me demande si je suis lu.  

Merci à M. pour son commentaire, le premier en un mois…

Et bonne semaine à tous. 

Réflexion par Janus18/1/2008 9:48 am

J’ai eu le privilège d’avoir quand même plusieurs partenaires.

J’ai eu la chance d’entrer en contact avec l’érotisme pétillant de plusieurs femmes, donc. À chaque fois, la découverte de ce qui la fait vibrer est une expérience magnifique, unique. Mon attention portée  à la dynamique propre de ma partenaire fait que, pour moi, plus j’en sais, mieux je joue. Ainsi, même si je ne fais aucun sacrifice sur ce que je préfère, j’adapte subtilement ma façon d’exiger et de dominer à l’autre… Ce qui fait que généralement, ma séance la moins agréable sera la toute première.

Est-ce surprenant que je sois peu porté sur les aventures d’un soir, qui se limitent à cette "toute première"?  

Mais en échangeant avec d’autres amateurEs, je réalise que rares sont ceux qui ont ma patience et ma prudence: c’est comme si tout un chacun voulait TOUT faire lors d’une toute première séance. Évidemment, la confiance et la complicité sont peu présentes; de plus, comment savoir comment la soumise réagira à ceci et cela?

Chacun son style, évidemment, et je ne prétendrai pas que le mien est le meilleur, mais il est mien pour une raison: je ne voudrais pas agir autrement, quitte à s’en sortir avec une première fois moins que lumineuse! 

Réflexion par Janus17/1/2008 10:06 am
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