Réflexion par Janus30/11/2007 8:29 am

Une amie ayant récemment entendu parler de BDSM a fait un premier tour d’exploration sur les sites web qu’elle a trouvés. Son commentaire: intéressant mais parfois… ça fait peur.

Je n’ai pas été surpris de ce commentaire (en fait, peut-être plus pour le "c’est intéressant" qui m’a révélé une partie d’elle!). Mais pourquoi ça fait peur? Parce que la représentation du BDSM sur internet n’est pas la même chose que le BDSM vécu en privé.

La face publique du BDSM, c’est une affaire de cages, de chaînes rouillées, d’entrepôts désaffectés; c’est des femmes aux talons-échasses, cravache à la main, corsettées; ce sont des meubles de bondage, des carcans, des croix, et quoi encore. Or, on ne peut pas dire que c’est tout ce que l’on trouve là-bas qui se retrouve dans ma chambre à coucher… loin de là.

Oui, lorsque je sors dans des événements, je porte tout ce que je possède de cuir, mais c’est pour l’occasion; je ne m’en sers pas dans mes jeux privés, sinon dans une séance occasionnelle. Et ceux-ci ont lieu dans ma maison, et non dans un décor post-apocalyptique, ou qui évoque une ruelle mal famée.

Je me demandais… pourquoi est-ce qu’on rattache le BDSM à une ambiance sordide? Pourquoi les scènes de rouille et de crassse sont plus fréquentes que les draperies de velours et les pétales de rose, par exemple? Est-ce bien ainsi que M. tout-le-monde et sa partenaire s’imaginent le contexte idéal au jeu? Peut-être. J’y reconnais moi-même un certain charme, il faut dire. Soit ça, soit une atmosphère raffinée et décadente, du genre château français ou villa romaine. Mais bon, j’imagine qu’il est plus facile de trouver un racoin rouillé et crasseux qu’une manoir abordable!  

Humain par Janus29/11/2007 9:26 am

Je me sens bien. Mon dernier contrat, très exigeant, achève et le stress est levé en même temps que mes obligations qui disparaissent.

Ces quelques semaines sans relation, sans même un prospect ou une ouverture quelconque m’ont fait le plus grand bien. Je me sens en paix, reposé, serein; mes pulsions sexuelles semblent être revenues à la normale, et ne demandent qu’à être dirigées vers une partenaire de qualité. Toutes mes relations précédentes me paraissent bouclées; tout est en place pour un nouveau commencement. Quel forme aura-t-il? Je l’ignore. Les cinq dernières fois où j’ai demandé à l’univers quelque chose, l’univers me l’a donné, quoique pas toujours avec les résultats que j’espérais.

Ma dernière demande? Être surpris. Relationnellement parlant.

Je me croise les doigts… 

 

Réflexion, Humain par Janus28/11/2007 7:51 am

Si le coeur vous en dit, je vous invite à passer une journée "éveillée", à tenter de percevoir comment le sexe est banalisé au point qu’on ne le voit plus. C’est pourquoi je dis "éveillé". Passez dans un grand magasin, vous verrez des femmes en petites tenues, le regard suggestif, essayer de vous vendre du parfum ou des chaussures. Devant un stand à revue, on verra des courbes et des torses révélés - et pas dans la zone "pour adultes". Passer une soirée devant la télévision sans voir de sexualité ou d’érotisme est pratiquement miraculeux (Quoique ça dépend du poste, bien entendu, mais même là, la pub fait usage des corps!).

Est-ce surprenant que la sexualité ait perdu sa magie, considérant qu’en plus que tout ce que je viens de mentionner, les sites que je consulte montrent souvent en boucle des images de filles en bikini, en robes légères ou carrément nues et exposées?

Rien que du cul. Rien que de la viande. Pas d’interdit, pas de privé. Les corps et les sexes font maintenant partie de l’espace public. 

Commentaire par Janus27/11/2007 7:40 am

C’est un graffiti, en fait…

"Masturbation is a waste of fucking time."

Pensez-y! 

Commentaire par Janus26/11/2007 4:53 pm

J’ai lu avec intérêt cet article intitulé Porno-prof teacher suspended.

Il s’agit d’une enseignante italienne qui a choisi de mener une double vie… prof le jour, porn-star du net le soir. Sa notoriété grandissante l’a fait virer de son emploi. Je suis ambivalent quant à cela… même si je suis en faveur d’une liberté d’action, et le fait qu’elle compartimente bien ses deux occupations ne pose pas de problème à son métier d’enseignante… mais en même temps, je ne peux pas m’empêcher d’être troublé par cela… Je réalise que la "respectabilité" peut effectivement peser dans l’évaluation du professionalisme… et vous, qu’en pensez-vous? Une femme qui affiche son appréciation pour une sexualité hard (et qui la diffuse!) peut-elle être une bonne prof, infirmière, conseilère, patronne, mère, etc.?

(au cas où vous êtes curieux, non, elle n’est pas si hot)

Réflexion par Janus23/11/2007 8:51 am

J’allais lancer quelque réflexion à propos de "l’éternel recommencement", entrevoyant déjà comment, dans une éventuelle future relation, je recommencerais le pattern rencontre - découverte des fantasmes de ma partenaire - exploration "sur le terrain", tout cela menant à notre équilibre érotique; même si je me sens souvent inspiré de l’érotisme de mes partenaires, et qu’ainsi, les relations varient quand même. Quoique mes préférences principales ne changent évidemment pas d’une relation à l’autre, ce qui accentue la forme que prend l’éternel recommencement.

Suite à cela, une autre réflexion m’a traversé l’esprit… les relations de domination et de soumission prennent mille et une forme… bien entendu que de mon propre point de vue, en tant que dominant, ce soit toujours la même. Je pense plutôt aux soumis/es qui vivent la réciproque de ce que je décris… pour qui chaque nouveau partenaire implique assurément découvertes et explorations, mais d’un érotisme chaque fois différent, qui s’exprime donc de façon unique…

Je ne peux pas m’empêcher de leur envier la belle anxiété de cette découverte, qui doit être un frisson unique… Même si l’issue n’est pas garantie. Les soumis/es ont, peut-être à un plus grand degré que les dominants, la possibilité d’être déçus de ce qu’ils découvrent une fois le frisson initial passé…

Réflexion par Janus22/11/2007 9:35 am

J’avais évoqué dans un message précédent le dilemme de l’amateur de sexualité corsée à la recherche de partenaire… est-ce que la meilleure voie est de chercher dans la population générale en espérant trouver une partenaire compatible, ou est-ce que cela vaut mieux de chercher à l’intérieur de la communauté… évidemment, les deux ont leur avantage.

Au fond, l’intérêt de première option sera proportionnel à la répartition des fantasmes de contraintes et de restreintes, de sexualité corsée, d’être dominée ou de se soumettre, et ainsi de suite.

J’ai déjà exposé comment "mon" BDSM se distinguait en partie du BDSM au sens large. En réduisant l’équation, je peux carrément laisser de côté l’identification de ma sexualité au BDSM pour simplement plonger à la découverte de ma partenaire, et découvrir dans l’action ses préférences, ses limites, et qui sait? Peut-être la "pervertir" davantage. Bref, l’avantage supplémentaire de la première option est la réhabilitation de la découverte, où la sexualité demeure l’un des nombreux aspects de la relation en cours de définition, mais pas l’enjeu principal de la rencontre…

Le risque évidant est de jouer et perdre à ce "Loto-érotisme" et tomber sur une personne magnifique aux horizons étroits (avec la frustration que cela peut comporter), tandis que la deuxième option rend moins probable…

Réflexion par Janus21/11/2007 8:45 am

Restreindre

Contrôler

Confronter 

Faire mal

Être vénéré

Être servi

Se satisfaire sexuellement

 

Quel est l’élan qui vous porte? 

Réflexion, Humain par Janus20/11/2007 7:29 am

Hier était un 19 novembre. C’était l’anniversaire de la mort de Schubert, l’un de mes compositeurs préférés. Il est mort à mon âge, 31 ans. Irrationellement, je pensais que je mourrais peut-être aussi ce jour là. Comme je le savais bien au fond, je ne suis pas mort. Mais… Ce sont ces jours où l’on est pas mort qu’on apprécie le plus être vivant!

Je vais bien ces jours-ci. Je dors comme un bébé, j’ai de l’énergie durant le jour. Ça fait des mois que je suis fatigué, tendu, à bout. Ces jours récents, sans obligation quelconque, outre me présenter au moment prévu à mon travail pour faire le travail prévu, me fait le plus grand bien. Mon goût pour l’écriture reprend du pouvoir - signe d’aisance s’il en est un!

Côté divertissement, je viens de terminer la saison 2 de Prison Break. Une histoire prenante, des personnages attachants, des méchants qu’on aime haïr, c’est définitivement une bonne télésérie.

Bonne journée à tous mes lecteurs, même si le jour où ceci est lu n’est pas le jour où je vous l’ai souhaité!

Réflexion par Janus19/11/2007 7:23 am
Il faut l’avoir perdue pour vraiment savoir ce qu’était l’innocence.