Une amie ayant récemment entendu parler de BDSM a fait un premier tour d’exploration sur les sites web qu’elle a trouvés. Son commentaire: intéressant mais parfois… ça fait peur.
Je n’ai pas été surpris de ce commentaire (en fait, peut-être plus pour le "c’est intéressant" qui m’a révélé une partie d’elle!). Mais pourquoi ça fait peur? Parce que la représentation du BDSM sur internet n’est pas la même chose que le BDSM vécu en privé.
La face publique du BDSM, c’est une affaire de cages, de chaînes rouillées, d’entrepôts désaffectés; c’est des femmes aux talons-échasses, cravache à la main, corsettées; ce sont des meubles de bondage, des carcans, des croix, et quoi encore. Or, on ne peut pas dire que c’est tout ce que l’on trouve là-bas qui se retrouve dans ma chambre à coucher… loin de là.
Oui, lorsque je sors dans des événements, je porte tout ce que je possède de cuir, mais c’est pour l’occasion; je ne m’en sers pas dans mes jeux privés, sinon dans une séance occasionnelle. Et ceux-ci ont lieu dans ma maison, et non dans un décor post-apocalyptique, ou qui évoque une ruelle mal famée.
Je me demandais… pourquoi est-ce qu’on rattache le BDSM à une ambiance sordide? Pourquoi les scènes de rouille et de crassse sont plus fréquentes que les draperies de velours et les pétales de rose, par exemple? Est-ce bien ainsi que M. tout-le-monde et sa partenaire s’imaginent le contexte idéal au jeu? Peut-être. J’y reconnais moi-même un certain charme, il faut dire. Soit ça, soit une atmosphère raffinée et décadente, du genre château français ou villa romaine. Mais bon, j’imagine qu’il est plus facile de trouver un racoin rouillé et crasseux qu’une manoir abordable!
