Récits par Janus28/9/2007 8:31 am

C’était l’automne, dans sa belle partie, où les feuilles sont colorées et les jours tièdes. Un message m’est parvenu d’un site de rencontre que je fréquentais, mais qui n’avait encore rien donné d’abouti. Rapidement, le contact est noué. Quand même vétéran du t’chat en ligne, je me méfiai jusqu’à ce que j’entende sa voix au téléphone. Elle était bien réelle.

Résidante d’une ville à deux heures de chez moi, syl m’apparaît une fille enjouée. Un an de moins que moi, elle est une ancienne dominante depuis quelques années qui cherche maintenant à expérimenter l’autre côté de la médaille.

Ça fait quelques jours que nous discutons lorsqu’un beau lundi, je reçois un courriel me disant qu’elle serait dans ma ville le matin même à 11h, qu’elle m’attendrait à tel endroit et qu’elle continuerait simplement son chemin si je n’y étais pas. C’est bientôt… Je me prépare, traverse la ville et la trouve à l’heure et au lieu dits.

C’est une jolie fille, comme sur les photos. Beaux grands cheveux, regard expressif, sourire facile. On se trouve une terrasse. Elle prend un drink. Moi un cappuccino.

Nos préférences se ressemblent, à quelques exception près. Je pose des questions sur elle, ses relations passées, sa vie présente et passée. C’est une nomade qui passe facilement d’une job, ville, relation à l’autre. S’agira donc de bien l’attacher en place. La conversation est plaisante, et l’impression est réciproque. Les boissons finies, on prend une marche. On rit, on se titille subtilement, bref, on s’amuse.

Au terme de la rencontre, elle accepte de se soumettre à moi. Il est convenu que son initiation aura lieu le vendredi suivant. Avant qu’elle me quitte, nous vivons soudainement l’un de ces moments où l’on sent le courant passer, dont un baiser est la conséquence inéluctable… Ce qui ne m’empêche pas de vouloir prendre un détour.

"Déboutonne un bouton." Elle me fixe. Un frisson la traverse. Elle s’exécute.

"Un autre." L’ouverture de sa blouse me montre maintenant son soutien-gorge. C’est une rue passante sur l’heure du midi (et la mode est encore loin d’être au plongeant comme maintenant). Je m’approche pour lui murmurer à l’oreille…

"Lorsque tu sais donner, je donne en retour…"

Je l’ai embrassé fougueusement. Je ressentais toute son envie dans ses lèvres offerte, dans sa langue curieuse.

Immédiatement après notre baiser, j’ai tourné les talons et je suis parti sans me retourner.

Savait-elle à quel point j’étais joyeux de plonger dans ma première relation? Je l’ignore.

Mais je devine qu’elle était au moins aussi excitée.

 

Uncategorized par Janus27/9/2007 7:43 am

La question

"Bonjour! J’ai fait la connaissance d’une soumise potentielle dans ma ville via un site de rencontre. Elle a 20 ans, moi 22. Nous avons discuté par Messenger et une fois au téléphone. Je me demandais: qu’est-ce que je devrais faire pour la première rencontre? Est-ce que je peux la faire venir ouvrir la porte de mon auto en sous-vêtements, la faire s’agenouiller, etc.? Merci!"

Pour une première rencontre, je recommande de ne pas prévoir de jeu BDSM. Il ne faut pas oublier que vous êtes des inconnus; même si cette aura de mystère peut être agréable, il est important que mademoiselle se sente en sécurité et sache à qui elle a affaire. C’est donc le moment de faire preuve de patience et de contrôle. Ainsi, pour une première rencontre, il peut être approprié de se contenter d’un café ou d’un verre dans un endroit public. Cela permet de s’assurer aux deux partenaires qu’ils ont tous deux envie d’aller de l’avant sans risquer le malaise d’un retrait précipité si on s’attendait à jouer.

Le fait que la rencontre soit dans un lieu public interdit assurément beaucoup de pratiques (celles impliquant le service en sous-vêtements, entre autres). Mais vous pouvez également subtilement faire usage de votre autorité. Corriger une posture, demander de déboutonner une blouse, demander à ce qu’elle remplisse votre verre ou mette du sucre dans votre café… il est possible, par ces gestes simples, de laisser présager ce qui suivra une fois la confiance établie! 

En agissant ainsi, vous risquez de démontrer votre patience, votre contrôle de vous-même, votre intérêt à savoir à qui vous avez affaire, en plus d’avoir une chance d’exercer subtilement votre autorité et lui faire désirer le passage à l’acte. Qui plus est, une femme qui accepterait de vous suivre chez vous à la première rencontre aurait besoin d’être sensibilisée à certaines notions de sécurité élémentaire relatives aux rencontres à caractère sexuel ou érotique.

Je vous invite à me faire part de toute question que vous pourriez avoir à propos de sexualité, érotisme, BDSM ou même à propos de moi-même. Écrivez à cette adresse!

Uncategorized par Janus26/9/2007 8:42 am

Je ne suis pas docteur, mais je peux assurément me prétendre sexologue autodidacte. Le terme n’est en rien exagéré.

Je vous invite donc, si vous avez des questions, des préoccupations, des dilemmes, à cliquer dans la colonne de droite le lien pour me contacter et m’en faire part. L’anonymat de ce qui me sera soumis est garanti. Je donnerai aussitôt que possible la meilleure réponse que mes connaissances me permettent d’élaborer. Je suis humain et dominant; que vous soyez switch, homme, femme, soumis, dominant, indécis, rien de tout ça, prude, peu importe, je vous invite à me faire part de ce qui vous touche, ce qui vous préoccupe, ce qui vous stimule.

Cette idée m’est venue après avoir répondu à une question de ce genre. Celle-ci sera traitée dans mon tout premier article "Dr Janus répond à vos questions", d’ici peu!

Récits par Janus25/9/2007 7:01 am

Avant que je sois Dominant… j’étais dominant.

Je veux dire que depuis toujours, j’aime avoir le contrôle au lit. J’imagine que ça prend racine dans mes premières expériences, à l’adolescence ou au CÉGEP (note aux lecteurs non-québécois: le Cégep est un cours collégial pré-universitaire ou technique, qu’on traverse typiquement en 2 ou 3 ans, à partir de 17 ans). J’ai eu souvent le plaisir d’initier mes partenaires durant ces années, de sorte que je leur faisais implicitement découvrir une sexualité taillée sur mesure en fonction de mes préférences.

C’est en arrivant au Cégep que j’ai eu ma première copine "adulte", si on peut dire, du fait que nous pouvions nous rencontrer dans nos appartements respectifs sans craindre la surveillance parentale. Durant notre relation de 9 mois, je l’ai initiée à la sexualité - elle était vierge au début de notre fréquentation. Mais elle était aussi soumise, ce qui a contribué à accentuer ma tendance spontanée. Elle prenait plaisir à être dirigée, que je lui montre quoi faire et comment. La première fois où je l’ai attachée, avec une ceinture de robe de chambre, j’ai joui après 5 secondes de pénétration brutale. Moi qui tend à retarder, ça reste mon record absolu de précocité. Mais ça disait quelque chose sur mon érotisme.

J’ai eu beaucoup d’aventures durant les années suivantes, inégales quant au plaisir retiré, bien entendu. Jusqu’au jour où, de fil en aiguilles, je me suis retrouvé à vivre avec une femme. C’était une relation fort agréable, belle fille, bonne entente, sexualité intense mais traditionnelle. Nous sommes demeurés ensemble pendant plusieurs années. C’est durant ce temps que j’ai découvert "le monde BDSM", via Internet. Je ne doutais pas une seconde que ma copine refuserait ce genre de truc (j’avais raison). Néanmoins, j’ai mis ma curiosité en veilleuse et suis demeuré fidèle jusqu’au moment où nous décidâmes conjointement de nous séparer et explorer l’inconnu…

Deux mois plus tard, je recevais l’offre d’une dame intéressée par moi…  

Réflexion, Récits par Janus24/9/2007 6:22 am

Le praticien de BDSM ou d’un autre type de sexualité dite "alternative" pourra être tenté de parler de ses inclinaisons avec ses proches, ses confidents, et ainsi de suite.

En principe pas de problème, si l’ami en question est digne de confiance… mais comment savoir? De plus que pour nous, dont les relations de domination, d’humiliation ou de sadomasochisme ne posent pas problème, on peut sous-estimer la façon dont quelqu’un pour qui c’est une horrible perversion peut réagir…

Je vais vous raconter une histoire qui, malheureusement, est rigoureusement vraie. 

C’est l’histoire d’une homme dominant, appelons-le Janus, et de sa partenaire. Les deux coulaient des jours heureux, jusqu’au jour où la partenaire en question décida de faire son "coming out" à une amie de longue date, quand même périphérique à sa vie quotidienne. Bref, une bonne connaissance rencontrée il y a longtemps, mais pas nécessairement une amie intime. Fascinée par le domaine de sexualité alternative qu’elle découvrait, elle a entrepris une discussion avec Janus et sa partenaire pour "mieux comprendre".

Mise en confiance, la partenaire de Janus lui a montré une photo où elle avait été cravachée et où on lui avait fait couler de la cire chaude sur le dos et les fesses. Vous et moi, nous le savons: c’est une douleur somme toute légère, qui s’évanouit en quelques minutes. L’amie y a vu une torture dangereuse. La partenaire lui a aussi montré une photo d’elle en kilt. Le look "écolière" a été interprété par l’amie comme un indice d’un intérêt malsain pour les filles trop jeunes - deux photos, deux perceptions erronées.

Elle ne s’est pas moins décidée à "sauver" la partenaire des griffes de Janus.

Son plan était simple: à partir des quelques indices qu’elle avait sur l’identité de Janus, elle se servirait des prodigieuses capacités de recherche offertes par Internet pour trouver qui il était. Une fois ces informations trouvées, elle voulait exposer les préférences de Janus à son employeur "afin qu’il sache vraiment à qui il a affaire".

Le fait que Janus n’avait toujours eu que des rapports consensuels avec des femmes majeures, et tout ça en privé, ne semblait pas peser lourd dans l’esprit de l’amie. Le fait que sa partenaire l’ait choisi et apprécie autant leurs jeux ne semblait pas trop important aux yeux de l’amie non plus.

Finalement, la partenaire réussit à convaincre l’amie que ça ne servirait à rien de la "protéger" de quoi que ce soit, qu’elle n’était pas en relation abusive et surtout, que cela n’avait rien à voir avec l’employeur de quiconque. Après quelques jours difficiles, Janus respirait mieux. En effet, même si à tout prendre, une "dénonciation" venue de nulle part, n’impliquant aucun acte criminel, et offerte sans autre preuve qu’un discours anonyme aurait eu peu de chance de me coûter mon travail (heu: le travail de Janus!), l’ombre du pire planait néanmoins.

En somme… ne présumez jamais de l’ouverture des gens envers qui vous avez autre chose qu’une confiance totale. Que vous acceptiez vos préférences ne garantit en rien que ce sera le cas des gens de votre entourage. Secundo, assurez-vous que quiconque connaît vos secrets ne sera pas enclin à s’en servir pour vous rendre la vie difficile, s’il advenait que votre relation se brouille! Nous pouvons justifier le fait que nos pratiques sont un jeu aux règles consenties de part et d’autre pour le plaisir mutuel des partenaires. Mais certains vont y voir un problème, voire une maladie. Et ceux-là ne seront pas tendre envers vous si vous leur exposez votre facette cachée.

Commentaire par Janus23/9/2007 9:17 am

Mes réflexions à propos des différences entre le bdsm et "mon" bdsm m’ont conduit à une petite pensée que je partage avec vous. En voyant les longs questionnaires de limites, on peut être tenté d’y voir l’inventaire de ce qui nous "manque", comme si une soumise devait être partante pour tout… ou qu’un dominant devrait pratiquer l’ensemble des activités qu’on relie à la constellation BDSM.

Mais au fond… l’idée principale, ça n’est pas de tout faire. C’est de s’amuser, se créer du plaisir, des sensations fortes.

Simplement. 

Réflexion par Janus21/9/2007 8:52 am

Je l’ai dit et je le redirai, le dominant que je suis n’est pas apparu tout d’un coup. J’ai exploré, j’ai évolué, sur certains aspects j’ai décidé de reculer, sur d’autres de foncer.

Au début de mon parcours, je me défendais bien d’être sadique. L’idée me répugnait un peu, et je ne pouvais pas trop comprendre ce qui attirait certains à l’être. Mon expérience avec Lys, détaillée dans la première partie de cette réflexion, a montré comment une aventure avec une femme en principe vanille m’avait fait exprimer pour la première fois un vrai sadisme. Ça ne fait donc qu’un an que je joue dans ces eaux-là. Cependant, je continue parfois à m’en défendre, comme si je n’avais pas fini d’assumer cet aspect de mon érotisme. Pour que je m’adonne à des actes sadiques, il me faut 1-être avec une partenaire qui n’y voit pas une expérience seulement pénible, mais aussi excitante; 2-être moi-même très excité; 3-avoir une complicité installée avec la personne; 4-en avoir envie à ce moment-là. Ça n’est donc pas quelque chose qui fait partie de ma "routine" érotique. Quelques claques, oui; des jeux de cravache et de pinces, non. L’aspect complicité est un sine qua non. Il m’est arrivé de me faire inviter par une délicieuse masochiste à jouer avec elle, pour me découvrir incapable de lui faire mal durant la nuit - nous nous connaissions peu, et je me suis trouvé bloqué. Dans ce cas-ci, le besoin d’apprivoiser l’autre a eu le dessus sur mon désir de plaire - ce qui n’est quand même pas rien, lorsqu’on me connaît!

Lorsque tous les éléments sont présents, c’est autre chose… Je prends plaisir à strier la peau de ma partenaire de marques rouges, du genre qui disparaissent en moins d’une heure, mais qui peuvent s’accumuler en beaucoup moins de temps… j’aime la faire gémir, ainsi qu’arriver au moment-pivot où son corps veut me dire "c’est assez" et où elle commence à chercher à se protéger des assauts… Qu’elle se protège est désagréable: les coups arrivent moins franchement. Mais ça veut dire qu’on accède au niveau supérieur de la douleur, où ça n’est plus qu’un jeu de sensation, mais quelque chose de beaucoup plus confrontant… En commençant par la confronter à son "impuissance" négociée, où je détiens le pouvoir. Elle tente d’esquiver, de s’interposer et arrêter les coups… tout en sachant que je ne m’arrêterai pas.

Dans ces cas-là, tout est en place pour en arriver à un troisième niveau. "Do you really want to make me cry?"

Il peut y avoir ensuite, parfois, un temps où elle cesse de se crisper et se tendre, elle cesse d’éviter les coups et se met à sangloter tout doucement. C’est comme si les résistances sautaient, comme si l’abandon devenait complet, comme si le corps et l’esprit capitulaient de concert devant l’envahisseur implacable. On peut continuer à pousser dans ces moments-là, quoique je recommande de ne pas augmenter encore l’intensité. Pas besoin de renchérir: à mes yeux, on est à "l’arrivée" des jeux de douleur. Un simple maintien suffira amplement, en général.

Lorsqu’elle est à son plus vulnérable, lorsqu’elle a été brisée et abusée (consensuellement, bien sûr!), il me plaît de m’insérer en elle, de la cueillir à la manière d’une fleur, belle, fragile, offerte. Étrangement, les tourments infligés semblent créer une intimité supplémentaire, peut-être en raison de la vulnérabilité de celle qui s’est offerte jusqu’à ce que ses défenses tombent; le dominant, appelé à écouter et à exprimer ses désirs secrets de sadisme, n’est pas moins révélé en ces instants. Le temps de la douleur est fini; c’est le temps de la communion entre les corps retrouvés. Voilà donc pourquoi il me plaît d’amener les petites garces aux pleurs…

Les moments magiques que j’ai vécus en réussissant à le faire feront peut-être l’objet de récits en aval de ce blog. Si vous aimeriez que je le fasse, je vous invite à me laisser un commentaire le manifestant… ainsi, je le ferai de façon plus prioritaire!

Commentaire par Janus20/9/2007 9:49 am

Je tiens à vous souligner que j’ai ajouté un lien dans le menu de droite pour faciliter la vie à ceux qui aimeraient me contacter sans passer par les commentaires du site. Au plaisir de vous lire!

Érotiquement vôtre,

Janus
 

Réflexion par Janus 8:29 am

Plus j’y pense, et plus je discerne deux courants au désir de domination. Je peux me tromper, assurément; et comme j’évalue la situation de mon propre point de vue, les chances sont bonnes que je néglige celui qu’on aurait en partant d’ailleurs. Je me lance néanmoins.

Ça fait déjà un moment que j’ai noté, après plusieurs expériences avec toute sorte de partenaires, que je pouvais généralement classer les filles qui se déclarent soumises en trois catégories: celles qui veulent servir, celles qui veulent être restreintes, celles qui veulent subir. Ces catégories ne sont pas exclusives. J’ai eu le plaisir de fréquenter des soumises qui appréciaient les trois domaines également autant que d’autres pour quoi ça n’était que "subir", par exemple.

De fil en aiguilles, je me suis posé la question pour les "races" de dominants. Jusqu’à présent, j’en ai discerné deux. Ici encore, les catégories ne sont pas exclusives.

Premièrement, nous avons le Dominant que je qualifie de "froid". Ses activités sont plus lentes, plus maniérées. Il est le roi, le seigneur, le pacha. Il va être friand de bondage restrictifs, de protocole, de rituels, de discipline; il va prendre plaisir à travailler l’attitude de la soumise, sa posture; lorsqu’il se décrit, il va souvent se définir en se disant par exemple "strict mais juste". On compte également ceux qui soulignent que "le BDSM est plus qu’un jeu; c’est sérieux, c’est un mode de vie". Sans exception, je situe les dominants qui séparent la sexualité de leurs pratiques BDSM dans cette catégorie.

La seconde catégorie inclut les Dominants "chauds". Ses jeux sont plus crus, plus physiques. Il est le requin, la tempête, la force de la nature. Son plaisir a quelque chose de primal; il est le mâle qui s’accouple avec la femelle qui l’aura choisi. On comprend qu’ici, la domination prendra une connotation plus physique que cérébrale: morsures, claques, immobilisations forcées, imposition de ci ou ça… bref, à mes yeux, la domination "chaude" ressemble à du "rough sex" qui dépasse le simple fait d’y aller fort pour inclure carrément des actes sadiques ou d’échange de pouvoir (par exemple, forcer, humilier, etc.). C’en est pas moins de la domination, au même titres que les jeux maniérés du dominant "froid".

Je répète que les catégories ne sont pas exclusives. La domination froide est une prémisse agréable à du sexe dur, par exemple. Mais il reste que selon les individus, les deux catégories n’auront pas la même importance.

Je présume que les dominants purement "chauds" ne sont pas légion dans la communauté BDSM, étant donné que leurs pratiques s’intègrent quasi entièrement dans leur vie sexuelle, la partie publique ou protocolaire peut ne pas figurer dans leur palette. La conséquence logique est qu’on trouve davantage de dominants "froids" ou mixtes chez ceux qui affichent leurs préférences BDSM. Et vous, comment vous situez-vous face à cela? Est-ce que les catégories que je suggère ont du sens?

Réflexion par Janus19/9/2007 9:16 am

Quiconque s’intéresse à la pornographie faite maison se bute quasi instantanément à d’importantes questions relatives à la réalisation.

Je ne parle pas ici de filtres vidéo ou d’appareillage coûteux. Ce sont des problèmes beaucoup plus simples que cela…

Si on est deux, et que les deux sont impliqués dans l’action… qui s’occupe de la caméra?

Le pornographe amateur est donc confronté au dilemme… qu’est-ce qui va primer? L’action ou la technique?

À l’un des pôles de ce continuum, on trouve la simple prise de moments sexuels à bout de bras. On fait ci, clic!; on fait ça, RECORD. L’avantage est que ça n’affecte presque pas le plaisir de faire ci et ça; la contrepartie est que les scènes immortalisées ont peu de chance de mériter de passer aux annales (oui, 2 "n").

À l’autre pôle, on a des scènes pensées, des cadres choisis, des trépieds utilisés à bon aloi, des gros plans aux bons moments, et ainsi de suite. Bien entendu, cela implique de sacrifier une partie de l’intensité pour soigner l’aspect visuel des résultats. Interruptions, vérifications, déplacement de matériel, ou juste des "tasse-toi un peu à droite" font partie des productions plus techniques. À l’extrême, on peut en arriver à des résultats quasi professionnels. Mais c’est du travail.

Personnellement, tant qu’à photographier ou à filmer, je préfère que la balance penche un peu vers l’aspect technique: ainsi: le résultat vaut davantage la peine d’être revu. Un minimum de technique est mille fois mieux qu’un mouvement de va-et-vient flou filmé par une caméra tremblante.