Réflexion28/8/2008 8:11 am

J’ai donc décidé de rendre canonique le protocole par couleur et l’intégrer au contrat.

J’ai défini plus finement en quoi consistait chaque niveau de dureté. Je vous les résume, une fois de plus en me gardant une petite gêne par rapport aux exigences qui sont les plus personnelles.

Bleu: les règles de conduite sont suspendues, pas de protocole, tutoiement de mise

Vert: niveau par défaut: toutes les règles s’appliquent, vouvoiement apprécié mais non obligatoire

Jaune: exigences par rapport à l’apparence rehaussés; sauf mention contraire, l’esclave doit demander la permission pour s’adresser à moi, s’approcher ou s’éloigner de moi, et elle doit s’asseoir et manger sur le sol. Les démonstrations spontanées d’affection et de soumission sont encouragées.

Orange: vêtements fetish ou nudité seulement; l’esclave doit toujours demander la parole et ne peut agir sans autorisation; elle doit garder le regard baissé.

Rouge: nudité seulement; l’esclave ne peut demander la parole qu’en cas d’urgence; interdiction de lever le regard ou la tête, ou de se mouvoir sans instruction. Elle ne peut se déplacer qu’à quatre pattes (sauf pour servir). 

Avec ces catégories, je peux donc moduler le niveau d’attention que je veux imposer à mon esclave, allant du "on est en pause de BDSM" (bleu) à "je t’enlève tout potentiel d’action (rouge). Ce qui est intéressant, c’est comment, en un mot, je peux complètement changer l’ambiance dans la maison… La journée au niveau orange que nous avons passée cette semaine a bien démontré comment il y a tout un monde entre le D/s "quotidien" où elle me sert et m’obéit dans une atmosphère chaleureuse et amoureuse et le D/s "dur" où j’exige la perfection en tout temps et où je m’amuse à déchaîner le sadique en moi (et à nourrir la petite chienne lubrique qui s’en excite).

Je pense que lorsqu’on parle d’échange de pouvoir érigé en mode de vie, on s’imagine dureté, remontrances et chaînes 24/7. Avoir l’impression de vivre dans une geôle des mois durant ne me plairait pas vraiment. Ce protocole permet au contraire de garder de façon très présente mon autorité sur elle - dans son habillement, dans les tâches dont elle est responsable, dans le fait qu’elle me donne tout ce que je veux d’elle - mais aussi, en un mot, ériger des barrières qui nous distancient et ajoutent un aspect formel à nos interactions (jaune) ou qui la restreignent au point où elle ne peut plus agir sans autorisation (orange). Quant au rouge, je me le réserve pour des scénarios ou des contextes particulier où son avilissement et sa torture deviennent des thèmes  pendant un certain temps…

Réflexion27/8/2008 10:26 am

Je ne vous ennuierai pas avec le texte complet des règles de conduite. Chaque dominant est unique quant à ses exigences et ses préférences, et je crois que c’est là que nous atteignons la limite de ce qui est intéressant de dévoiler au monde entier. Cependant, je peux voir un intérêt certain dans le fait d’énumérer - et commenter brièvement - les rubriques que j’ai décidé d’inclure au contrat… Qui sait, peut-être que ça peut inspirer quelqu’un à l’adapter à ses préférences.

Les droits et les devoirs du Maître

Comme nous visons un TPE, les devoirs du Maître ne sont pas imposés par l’esclave, mais bien offerts par moi. Grosso modo, j’ai tous les droits. J’ai aussi le devoir de m’assurer de la santé physique et mentale de mon esclave, je lui offre de toujours respecter la primauté de notre relation, et je reconnais finalement le droit d’avoir des activités en mode Responsable (voir billet précédent).

Les droits et les devoirs de l’esclave

Ici, l’élément principal est que l’esclave abdique tous ses droits, sinon celui de révoquer définitivement son engagement en annulant le contrat.

Les responsabilités 

Les tâches ménagères et quotidiennes de l’esclave. Dans mon cas, il y a aussi la responsabilité de chercher des occasions de découvertes culturelles ou gastronomiques et de les partager avec moi.

Les punitions

Cette section installe le sens donné aux punitions et encadre l’application de la discipline dans notre relation.

Les réprimandes

Il n’est pas facile d’équilibrer un échange de pouvoir sans temps mort et une relation amoureuse si le dominant se permet d’être très exigeant. Ici, j’affirme que "Le Maître a le droit d’exiger la perfection, et de réprimander tout manquement à cet idéal", donc que les réprimandes sont un indice des hautes attentes que j’ai envers elle. Je précise aussi que mes réprimandes ne remettent pas en question l’appréciation profonde de ma partenaire, donc que les réprimandes sont un mécanisme d’affirmation de notre position dominant / soumise plutôt qu’un blâme visant à diminuer sa valeur en tant que personnne. Cette compréhension est la seule façon pour le dominant que je suis de me permettre d’appliquer une discipline stricte et sans que je me fasse réprimander moi-même par le bon gars en moi!

La sexualité

Le titre dit tout. Sa sexualité m’appartient, mais je ne la veux pas passive: elle doit aussi m’exciter.  

L’apparence

Je décris ici le code vestimentaire à respecter en tout temps en mode privé, de même que mes préférences et exigences (bijouterie ou apparats symboliques à porter en tout temps, et ainsi de suite). Je l’oblige également à s’efforcer d’adopter un style approprié aux tâches et exigences qui lui échoient - par exemple, qu’elle se vête en secrétaire pour faire la comptabilité.  

Les finances

La façon dont nous gérons les finances. Même si tout est décrit en détail, j’ai décidé de suspendre ces règles pour les premiers moments de notre cohabitation, le temps que nous nous adaptions. Je me suis inspiré de l’approche de Jack Rinella pour la gestion de l’argent: elle demeure propriétaire de ses biens, mais c’est moi qui les gère.  

La vie sociale

Je l’encourage à développer et entretenir des relations sociales hors de ma supervision quoique je garde un droit de regard) et l’enjoint à la prudence dans le choix de ses confiant(e)s.

Les faveurs

J’ai mis sur pied un système où je peux donner des faveurs à mon esclave qui sont mises en banques et qui peuvent être utilisées pour faire valoir ses besoins. Les faveurs sont une chose rare - je ne lui en donnerai pas une pour avoir fait un bon repas, par exemple - mais qui lui donne le droit de me faire une demande spécifique. J’ai mis sur pied ce système dans l’intention d’être bon joueur; même si j’ai un droit de veto, une faveur demandée est faite pour être accordée.

Demain: le protocole! 

Réflexion26/8/2008 9:05 am

Les principes sont les fondations de notre relation. Le but de cette section était de donner à élodie l’heure juste sur ce qui devait l’habiter durant sa servitude volontaire. Ici, il s’agit moins d’instructions comportementales que l’énoncé des valeurs qui cimentent et donnent sa forme à notre rapport. Mes commentaires sont en italiques.

Les principes

Les principes représentent les valeurs qui caractérisent l’échange de pouvoir. Ils énoncent les priorités que l’esclave doit avoir en tête pour diriger ses actions. Les infractions à ces principes représentent des fautes graves qui seront sévèrement punies; une négligence volontaire peut aller jusqu’à la rupture du contrat. Elles ne peuvent donc pas être transgressées par jeu.

J’aime bien cette dernière précision. Une esclave qui magasine des claques, ça peut être cocasse à l’occasion, mais une écervelée qui ment ou triche pour ce faire va trop loin, et entre dans le "c’est pas drôle, arrête et ne recommence plus jamais". L’idée que ces principes sont assez importants pour ne pas être négligés par jeu rend clair là où se situe la limite.

1. Discrétion

La nature du lien Maître-esclave est une affaire privée qui doit demeurer cachée aux yeux de la famille, des amis, des collègues, des clients, et ainsi de suite. En ce sens, en présence d’une personne connue non sensibilisée à la notion d’échange de pouvoir, tous les indices d’esclavage, de soumission ou de fétichisme doivent être immédiatement dissimulés, même si cela contrevient à d’autres instructions (par exemple en détachant des liens). Advenant l’arrivée impromptue d’une telle personne, l’esclave devra se soustraire à ses regards et se rendre discrètement présentable dans les plus brefs délais.

Ce premier point va de soi, mais la fin clarifie jusqu’où elle doit aller pour préserver le secret de notre relation. Lorsqu’un voisin frappe à la porte en disant que c’est urgent, ça n’est pas le temps de se demander si on peut se détacher et se rhabiller sans permission. La relation restera plaisante et notre vie moins problématique tant que le principe de discrétion est respecté; c’est pourquoi je l’ai placé en première position.

2. Transparence

Le caractère intense et complexe de l’échange de pouvoir ne peut avoir lieu que dans une ambiance de transparence de tous les instants. L’esclave a le devoir de se révéler entièrement et immédiatement, tant à propos de son esclavage que sa vie en général. Elle a la responsabilité de manifester poliment ses craintes, ses insatisfactions et ses préoccupations à la première occasion opportune. Si l’esclave a besoin d’un moment pour mettre de l’ordre dans ses pensées avant de les exprimer, elle doit demander un délai (qui peut être accordé ou non).

Si elle doit recourir à une dissimulation en vue de préparer une surprise au Maître ou pour toute autre raison non maligne, elle pourra invoquer la clause d’opacité, c’est-à-dire une suspension temporaire du principe de transparence en vue de l’accomplissement d’un objectif précis.

Il est entendu que le Maître n’utilisera pas de tromperie ou de dissimulation maligne qui pourraient remettre en question la confiance qui lui est offerte.

Je pense que les mots choisis indiquent à mon esclave la nécessité de se révéler tout en tenant compte de deux obstacles acceptables à la transparence: la confusion, où ce qu’elle vit n’est pas clair pour elle-même, et la possibilité de m’empêcher de gâcher une surprise en la forçant à se révéler (oh zut!). Notez que je m’engage à une forme de transparence également, pas aussi totale que la sienne, mais pour lui permettre d’avoir l’heure juste en tout temps.

3. Soumission             

La servitude volontaire implique que l’esclave obéisse immédiatement et sans résistance aux instructions de son Maître, à ses exigences et à ses caprices. Elle devra accepter toute punition ou mesure disciplinaire qui lui échoit. Elle devra obéir aux principes, règles de conduites et protocoles en vigueur. Elle devra également démontrer en tout temps une attitude respectueuse et humble, appropriée au statut d’esclave.

L’esclave devra apprendre à concevoir son corps, son temps, ses efforts et ses pensées en tant que propriétés du Maître, et de lui permettre d’en disposer en tant que telles.

Duh. La seule surprise de ce principe est qu’il vienne en troisième. J’ai déjà expliqué la raison de la discrétion au sommet… Pour moi, la transparence est plus importante que la soumission, parce que je préfère de loin qu’elle exprime ses doutes et ses résistances avant de m’obéir - l’inverse serait d’obéir d’abord, s’interroger ensuite. Pas qu’elle soit pleine de doute, au contraire. Mais je ne voudrais pas qu’elle taise des conflits intérieurs importants au nom de sa soumission. Une fois que je suis au courant, rien ne m’empêche d’exiger qu’elle le fasse, mais au moins je lui dirai "en avant!" en connaissance de cause.

4. Sincérité

Il est exigé de l’esclave qu’elle s’exprime toujours avec sincérité, c’est-à-dire que ses paroles reflètent ses pensées et ses sentiments. Les principes de transparence et de sincérité existent pour que le Maître puisse prendre des décisions éclairées en tenant compte des propos de son esclave. Elle est donc responsable de ses paroles, et est présumée de bonne foi.

Il est entendu que le Maître usera pareillement de sincérité pour que son esclave ait l’heure juste quant à ses besoins, ses exigences, sa satisfaction ou toute autre chose qu’il jugera bon de commenter.

Les paroles mises dans la bouche de l’esclave par les instructions du Maître et les jeux de rôles sont des situations où le principe de sincérité est évidemment suspendu.

La contrepartie de la transparence: ce qui est dit peut être cru, pris pour du cash comme on dit ici. S’il y a un écart entre ses paroles et ses émotions ou ses pensées, elle en est la seule responsable.

5. Loyauté

L’esclave et le Maître reconnaissent que leur couple est leur relation prédominante entre toutes. Il importe que chacun déploie les efforts nécessaires pour que le couple demeure source de plaisir et de bonheur, dans une ambiance harmonieuse et empathique. Il est entendu que le Maître et l’esclave n’agiront jamais avec des intentions malignes contre l’autre, que ce soit par leurs gestes, par inaction, par médisance ou infidélité.

Étrangement, alors que je voulais poser ma relation avec élodie comme la plus importante entre toutes, elle a lu entre les lignes qu’une relation prédominante en impliquait d’autres. J’ai dû la rassurer: je n’ai nullement l’intention de me trouver une seconde soumise. Je voulais plutôt, par cette clause, indiquer que si jamais d’autres joueurs se joignaient à nous, nous aborderions la chose en tant que couple, et pour le plaisir du couple. Je gardais en tête la possibilité d’invités pour des fantasmes particuliers, mais mon idée n’était pas de me taper des aventures en parallèle. Je suis assez fier du principe suivant, parce qu’il me donne un excellent outil pour moduler mes attentes selon la situation dans laquelle nous nous trouvons.

6. Les trois modes

Les règles de conduite ne sont pas les mêmes dans tous les contextes; il importe donc de définir trois modes et les règles qui régissent l’expression de la servitude volontaire pour chacun.

1- Le mode Privé. Il s’agit de toutes les circonstances où le Maître et son esclave peuvent agir et s’exprimer à l’abri des regards ou des jugements des autres. Le Privé inclut le contexte domestique, les lieux publics et non surveillés ou les situations où l’expression de l’échange de pouvoir est comprise et acceptée (soirées fétichistes, en présence d’amis dominants ou soumis, etc.).

2- Le mode Public. Il s’agit de toutes les circonstances où le Maître et son esclave sont en-dehors du mode privé, mais sans qu’il soit question de réputation, de responsabilité ou de performance. Le Public inclut la majeure partie des activités quotidiennes extérieures (magasinage, entraînement au gym, promenades, visites, etc.).

3- Le mode Responsable. Il s’agit de toutes les circonstances où des comptes peuvent être exigés ou rendus. Elles englobent les activités professionnelles ou éducatives, les relations avec les ami(e)s et la famille. À moins d’une mention contraire explicite, les activités ayant lieu dans le mode Responsable sont libres de toute exigence des règles de conduite ou du protocole, conformément au principe de discrétion.

Demain: les règles de conduite! 

Réflexion25/8/2008 7:56 am

L’idée derrière la première section du contrat de servitude volontaire que j’ai offert à élodie est reliée à notre idéal de TPE. Il était nécessaire d’énoncer d’entrée de jeu dans quel état d’esprit nous entrions en relation, et comment la suite du contrat doit être considérée… J’ajoute mes commentaires en italiques. 

Les prémisses

Ce document vise à définir les paramètres de la servitude volontaire XXXXXX, qui sera désormais désignée par le terme « esclave », envers XYXYXYXY, qui sera désormais désigné comme « Maître ». Les termes « échange de pouvoir » et « esclavage » seront utilisés de façon interchangeable avec « servitude volontaire » pour la suite de ce document.

Les conditions suivantes à la servitude volontaire sont reconnues par les deux parties comme absolues et non négociables. Elles constituent les fondements de la relation et de ses modalités.

1. L’esclave s’engage dans sa servitude volontaire en comprenant et en acceptant les enjeux et les ramifications de son choix. Elle choisit de son plein gré d’adopter une position d’esclave sans avoir été l’objet de contraintes ou de manipulation à cet effet. 

Ici, il s’agit de poser le consentement de l’esclave, d’entrée de jeu. 

2. La relation Maître-esclave est adoptée de façon consensuelle et de bonne foi par les deux partis. Ni l’un ni l’autre ne devra faire l’objet de récriminations quant au choix de ce mode relationnel advenant la fin de la relation.

Cette clause met de l’avant notre responsabilité partagée par rapport à ce choix de mode de vie.

3. L’esclave s’engage à démontrer de façon constante son désir d’appartenir et d’obéir à son Maître, et sa reconnaissance pour les attentions dont elle fait l’objet.

L’esclave doit agir en soumise. L’une des deux dimensions irréductible de notre relation. 

4. Le Maître s’engage à recevoir la personne entière de son esclave en encourageant sa soumission et en lui fournissant des occasions de l’exprimer.

Le Maître doit agir en Maître en soumettant la soumise. L’autre facette irréductible de notre arrangement. 

5. Le Maître s’engage à exposer de façon claire ses attentes et les exigences relatives à la servitude volontaire de son esclave. Il s’engage également à préciser tout élément de la relation et de son fonctionnement qui nécessiterait des clarifications.

Je reconnais ma responsabilité dans la direction de la relation. 

6. Le Maître s’engage à veiller sur la santé physique et mentale de son esclave, de même que son bien-être à long terme, nonobstant les épreuves et les inconforts ponctuels que son état de servitude volontaire pourrait engendrer.

Assurance de demeurer sain autant que possible, ce qui ne signifie pas qu’elle n’en bavera pas un coup! ;)

7. L’esclave est libre de rejeter en bloc ce contrat et de quitter la relation si et quand elle le décide. L’ex-Maître et l’ex-esclave pourront alors négocier une nouvelle entente relationnelle ou se séparer définitivement selon leurs désirs et leurs besoins.

La clause qui permet de clore la relation; il était important pour moi de mentionner que ça n’était pas une situation tout oui ou tout non: je tiens assez à elle pour revoir la relation si ce rapport ne fonctionnait pas. Mais tant qu’elle est mon esclave, c’est moi qui décide. 

8. Le Maître s’engage à révoquer le contrat de servitude volontaire s’il lui apparaît que le sentiment amoureux n’est plus possible dans le cadre de cette relation.

Clause demandée par élodie que je lui ai consentie pour la bonne raison qu’une relation sans amour ne m’intéresserait pas plus qu’elle. 

9. À l’exception de ces prémisses, le contrat de servitude volontaire peut être modifié à volonté par le Maître qui devra néanmoins en aviser la soumise. De plus, si les règles et principes exposés ci-après sont contredits par des instructions ponctuelles de la part du Maître, ces dernières ont la primauté.

C’est ici que la relation prend une allure de TPE: outre les évidences (je ne te mettrai pas en danger, je serai le Maître et toi la soumise, etc.), cette clause me donne carte blanche pour modifier la relation au gré de mes caprices - le reste du contrat devient, dans cette optique, la forme actuelle de mes caprices, et pas une liste de règlements immuables. Si je peux modifier le contrat à volonté, n’importe quoi peut se trouver dans la suite, n’est-ce pas? Et même si elle signait le contrat au complet, ce qui se trouve après les prémisses est altérable sans préavis. C’est pourquoi élodie a dû passer son premier test de confiance et d’engagement… Les prémisses se finissaient par ces instructions, que je trouve tout-à-fait sexy: 

J’ai lu ce contrat et l’accepte au complet après avoir lu ces prémisses seulement.

Signature de l’esclave : ______________________   

Date : ______________________

Demain: les Principes! 

 

 

Réflexion22/8/2008 9:04 am

Je l’avais fait miroiter il y a un moment déjà… le temps est maintenant venu de vous parler du contrat de servitude volontaire qu’élodie a signé à son arrivée chez moi.

Je l’ai un peu surprise en lui en faisant la lecture le lendemain de son déménagement… La veille, je lui avais souligné que c’était la dernière fois qu’elle jouissait en tant que femme libre. 

Déjà superbe, je l’ai envoyée se transformer en femme fatale pendant que je revêtais un accoutrement de circonstances.

Agenouillée devant moi, nous avons lu tour à tour les clauses que j’avais choisi d’y mettre. Elle posait toute les questions qui traversaient son esprit.

Le contrat est structuré du plus abstrait au plus concret. Il commence par les Prémisses, c’est-à-dire les fondements inaltérables de la relation. Ensuite, il présente les Principes, les valeurs qui sous-tendent notre rapport, et qui ordonnent les priorités de mon esclave en cas de doute. La pièce de résistance vient ensuite: le code de conduite qui détaille les droits et les devoirs de chacun. J’ai rendu canonique le système de protocole par couleur, et je finis le document avec une section dédiée à la communication, aux façons correctes de s’exprimer dans le cadre de la relation.

Cinq sections, cinq jours de la semaine de travail: vous avez donc le menu de la semaine prochaine, qui culminera le 29 août par la célébration du premier anniversaire des Visage de Janus. Je présenterai l’ensemble de mon contrat, en taisant seulement les sections qui n’intéressent qu’élodie et moi, c’est-à-dire les dimensions du code de conduite et du protocole qui jouent sur nos intérêts et fantasmes personnels. Pour le reste, vous m’en redonnerez des nouvelles!

Commentaire21/8/2008 8:51 am

Je continue ma ronde d’amélioration… j’ai découvert que les fenêtres de pub qui apparaissent sur ma page principale ne sont pas placées là par blogsome… ça m’agaçait, il faut le dire, mais sachant cela je me suis mis à la recheche de la cause (et d’une solution).

Après un moment de prospection, j’ai trouvé que c’était le compteur de visites qui semblait responsable… je l’ai immédiatement désactivé, et je n’ai plus vu de fenêtres intempestives apparaître depuis.

Décidément, lorsqu’on s’y met, il est plus facile de mettre un site à sa main qu’il n’y paraît!  

 

Réflexion20/8/2008 8:50 am

Une lectrice qui me découvre demande:

"Vous en avez parlé à plusieurs reprises déjà… mais… qu’est-ce que le “rough sex” ?" 

Le terme rough signifie rude ou dur; le terme sex signifie (vous l’avez deviné!) du sexe. 

Bref, le rough sex est du sexe rude. Sa plus simple expression serait de marteler à coups de hanches sa partenaire, mais c’est à peine rough si ça n’est que ça… lorsque la demoiselle est brassée, claquée, tirée par les cheveux, lorsqu’on s’impose au fond de sa gorge à l’en faire larmoyer… ça ne fait plus de doute. Cochonneries dites au creux de l’oreille et rappels qu’on a affaire à une petite pute optionnels. ;)

Je trouve que le rough sex peut correspondre à une zone grise entre sexe "vanille" et BDSM… on peut griffer, mordre, jouer de l’autre comme un pantin tout en gardant l’impression de ne pas être de méchants sado-masochistes (qui sont plus associés au cuir et au fouet dans l’imagerie populaire).

Je pense que beaucoup de femme fantasment sur des scénarios de rough sex non-menaçant… Cette idée d’être dans l’impossibilité de refuser quoi que ce soit à quelqu’un à qui on dirait oui de toute manière. Serait-ce le point de contact entre madame tout-le-monde et l’univers des échanges de pouvoir érotiques?

Commentaire19/8/2008 9:01 am
Dans un effort pour continuer d’améliorer mon blog, j’ai décidé d’y inclure un blogroll… Une constellation de blogs BDSM (ou non) actifs. Si des gens qui me lisent sont intéressés à des échanges de liens, je vous invite à vous manifester!
Réflexion, Commentaire18/8/2008 8:25 am

Suite à la découverte de la difficulté avec laquelle on peut accéder aux billets précédents, j’ai passé un moment en fin de semaine à améliorer l’accès aux archives…

Le plus gros changement est le lien dans la colonne de droite qui mène aux archives complètes. Mais j’ai ajouté également un lien au bas de chaque page pour voir les billets précédents (et suivants, le cas échéant). Lorsqu’un billet est visionné séparément, on trouve aussi un lien pour les billets adjacents (et leurs titres dans le lien). Et tant qu’à examiner de près le code de cette page, j’en ai profité pour franciser tout ce que j’ai trouvé qui a pu l’être.

Je suis bien content de vous offrir un Visages de Janus amélioré, et surtout de faciliter la lecture pour des gens qui tomberaient sur le site et seraient curieux de reprendre leur retard!

Commentaire17/8/2008 12:01 am

Je viens de noter avec stupéfaction que je n’ai pas vraiment d’archives des billets précédents des Visages de Janus facilement consultable. En attendant de trouver mieux, j’afficherai les 100 derniers items sur la page d’accueil!

Commentaire15/8/2008 9:52 am

Tenez, en ce beau vendredi, je vais faire un billet pour attirer sur Les visages de Janus les gens qui errent sur Google… Faisons un tour des mots-clés qui les conduisent ici d’ordinaire. Je parie que ce billet va aboutir dans les plus lus, notez bien ce que je vous dis.

Soumission masculine homme humilié humiliation gode-ceinture urine pisse bouche femme soumise dominatrice esclave humiliée récit sexualité sexe sperme facial avaler féminine talons hauts fouets fesses, sadique, maître, maîtresse, sadique, masochisme sodomie anal.

******

Bonjour chers errants du net! Bienvenue sur mon blog. Prenez la peine de faire un petit tour!! Nous parlons sexe, bondage, discipline, domination, soumission, sadomasochisme!

****** 

Muhuahahah. Qu’est-ce que je peux être machiavélique.  

Réflexion14/8/2008 2:13 pm

Je viens de réaliser que les dominants s’affichent souvent dans l’une des deux catégories - et peut-être un cliché intermédiaire.

La première catégorie est celle des maîtres doux - ceux qui se définissent par le fait que ça n’est pas un mode de vie, et qu’ils ne sont pas des brutes sanguinaires.

La seconde catégorie est celle des dominants durs. Ceux-là ne se vantent pas de leur sadisme, sinon en soulignant leur "sérieux" (on comprend que la catégorie précédente l’est moins!).

Le cliché intermédiaire? Un dominant qui se décrit comme "strict mais juste"… Ce qui ne donne pas beaucoup d’information au fond! 

Réflexion, Humain13/8/2008 7:29 am

…de fils en aiguilles, donc, élodie et moi trouvons notre équilibre. Jusqu’à présent, la cohabitation va bien… Je pense que ça n’est pas facile de trouver le juste milieu entre l’autorité et la relation chaleureuse sans tomber dans de multiples pièges… J’étais déjà confronté à ce dilemme dans ma première relation, mais je crois bien pouvoir gérer celle-ci.

Elle a bel et bien signé le contrat que je lui ai proposé le lendemain de son arrivée; mais elle est encore à intégrer mes exigences. Hier encore, elle mangeait par terre pour avoir enfreint le code vestimentaire que je lui avais imposé… Deux fois dans la même journée.  

Je crois bien que je commencerai à vous le présenter morceau par morceau très bientôt, maintenant qu’il a passé l’épreuve du feu. En guise de preview… je vous dis tout de suite que malgré mes réflexions sur le TPE des derniers mois, j’ai décidé de traiter des limites dures dans une clause des devoirs du Maître. Je continue à dire que dans notre dynamique, ça n’était pas nécessaire que je le mentionne - ça va de soi, d’autant plus que je n’ai pas d’intérêt qu’elle dans ce qu’elle a mentionné. Comment ai-je décidé de gérer la question? Restez à l’écoute, vous verrez bientôt le texte complet et commenté!

Réflexion, Par élodie12/8/2008 8:38 am

M’exprimer sur le sujet de mon "histoire" n’est pas si aisé qu’il n’y paraît. Je peine d’abord à identifier son "vrai" début: mes premiers fantasmes à caractère BDSM, mes explorations d’adolescence avec mon petit ami vanille, mes premières relations D/s virtuelles ou encore, ma première relation D/s formelle avec vous, mon amour-Maître? 

Les fantasmes me semblent un faux point de départ, dans la mesure où nombre de gens passent toute leur vie à nourrir des visions dans le secret de leur érotisme personnel, sans jamais passer à l’action. Le fantasme n’est pas "l’histoire", seulement la prémisse qui donne le goût de passer à l’action, or, je peux affirmer avec certitude que cette prémisse est en moi depuis très, très longtemps, et m’a toujours parlé avec force.

Pourquoi alors avoir choisi des relations vanille quand je connaissais très bien l’existence du bdsm dès mon entrée dans l’adolescence? Je crois que j’avais peur… Peur de moi… Peur de faillir à mes idéaux de droiture, de réserve, de modestie, d’autonomie, voire d’indépendance. C’est donc de façon très mesurée que je me suis engagée dans des relations qui ne pourraient pas conduire vers l’échange de pouvoir de mes fantasmes, mais je demeurais insatisfaite, alors nous avons essayé d’incorporer des trucs au lit, mais même cela ne donnait rien à rien, parce que je n’y croyais pas. Je n’étais pas très joueuse, je voulais la vraie chose, et pas juste faire-semblant.

À mes yeux, le premier "passage à l’acte" a été fait sur Internet, avec un Maître auprès duquel j’ai été très engagée pendant plusieurs mois, et très amoureuse aussi. J’étais très obsédée par l’idée que dans le réel, il ne se montrerait pas le Dominant que je voyais en lui, mais pour la première fois, je pouvais me connecter sur mes fantasmes, et par la bande, découvrir qu’au travers de leur acceptation, j’avais accès à des parties de moi autrement refoulées, ma féminité, ma douceur naturelle, mon désir de prendre soin…

Mais tout cela relevait plus d’une vision de l’esprit qu’une expérience bien réelle, alors le véritable début de mon histoire doit être situé à tout récemment, lorsque j’ai fait la connaissance de Monsieur. Il ne vous l’a pas confié sur ce blog, mais à la base, je suis venue à lui à la recherche d’un Maître et j’étais pétrie de doutes… Est-ce que ce que je cherchais existait vraiment, je veux dire, un homme, un Dominant, sérieusement intéressé à accueillir mon désir de soumission, naturel, et à m’inciter à le lui consacrer, ce qui est une toute autre chose.

Après une brève période houlouse au tout début, mon amour-Maître a discerné la façon dont je fonctionnais et m’a simplement dit comment les choses allaient se passer et depuis ce temps, je suis son plan de match avec la docilité d’une jeune femme qui adore qu’on soit autoritaire envers elle… Il n’y a pas à dire, tout ce que je sais sur la pratique du bdsm et non pas sur sa théorie ou ses ramifications fantasmagoriques, je le dois à Monsieur… Ma première séance, ma première punition, mes premières suppliques, mes premières humiliations, mon premier collier… Pour la première fois aussi, l’expérience de faire un pont entre mon imaginaire fertile et mon sexe de femme, un véritable feu d’artifice.

Mon histoire est toute jeune, plus jeune que ce blogue… J’ai l’impression d’avoir à peine franchi le cap de l’introduction, ayant fait connaissance avec Monsieur jusqu’à désirer partager son quotidien et le servir totalement à chaque heure du jour. Avec mon arrivée chez lui commence le premier vrai chapitre, un chapitre intitulé "élodie commence sa vie d’esclave". J’ai conscience que pour certains, ce chapitre serait la conclusion et non le début, mais à l’aune de mes fantasmes et de mon désir d’appartenir, ce n’est que le début d’une histoire beaucoup plus longue, qui j’espère, me fera connaître les joies et les apprentissages découlant du fait d’être à Lui, dont le fait de vivre ma soumission plus paisiblement, avec douceur et naturel à son contact.

Mon histoire, je l’écris désormais au fur et à mesure que Monsieur me dicte les phrases et les mots, secrétaire appliquée et coquine qui relève parfois la tête entre deux paragraphes pour décocher un clin d’oeil afin d’influencer le fil du récit en sa faveur.

Réflexion11/8/2008 9:45 am

Mes réflexions sur la question de l’évolution du BDSM en moi (et de moi dans le BDSM!) m’ont rappelé le long chemin parcouru depuis la première fois que quelqu’un s’est agenouillé devant moi. Il y a quelque temps déjà, alors que je racontais mes découvertes à (ma première) ex-soumise, elle me disait "décidément, le Maître que j’ai connu n’existe plus". Elle n’avait pas tort - le dominant que j’étais maintenant et qui l’avais attirée avait cheminé, s’était ouvert, affirmé, et ses horizons étaient élargis. Mais elle n’avait pas raison non plus: c’était décidément moi, toujours.

Souvent, c’est à travers l’autre que cette progression s’est effectuée. Lorsqu’une partenaire indiquait une préférence qui me laissait indifférent, souvent, je décidais d’en jouer néanmoins… et je découvrais quelque chose qui, après tout, avait son effet et une place dans ma panoplie.

Et vous, quelle est votre histoire? Si vous voulez m’en faire part, il me fera plaisir de la publier si vous le désirez - ou de le lire sans diffusion si telle est votre préférence. Vous aurez aussi l’occasion de lire le point de vue d’élodie sur le sujet!

Bonne semaine à tous. Je vous souhaite du soleil, dans vos coeur sinon dans le ciel! 

Réflexion8/8/2008 8:11 am

Au cours des 4 derniers billets, je vous ai présenté l’aboutissement de mes années dans le milieu BDSM. Je vous ai parlé de ma transformation en dominant, en rapport avec les occasions de développement que j’ai rencontrées. C’est ma curiosité et ma volonté qui m’ont conduit dans ce processus, mais c’est au contact avec les autres que le dominant que je suis en est venu à grandir et s’affirmer.

La première source d’évolution est évidemment mon contact avec ces femmes exceptionnelles qui m’ont donné la chance de jouer avec elles. Plonger dans le réel m’a confronté à des problèmes que les fantasmeurs ne rencontrent jamais - comment traiter ma soumise hors-séance? Est-ce que je peux me permettre d’être méchant par jeu, et quand est-ce que ça devient méchant pour vrai? Qu’est-ce que je fais du bon gars, et quelle place devrais-je lui laisser par rapport au chien sale? Est-ce que je veux une relation discontinue ou totale? Avec une soumise qui n’est qu’une soumise, ou avec une amoureuse? Surtout, mon plaisir à moi est d’entrer dans la tête de ma partenaire, comprendre ce qui la fait vibrer profondément, et apprendre à en jouer. Au fil des expériences, j’ai pu voir dans plusieurs tête… J’ai goûté à plusieurs types de soumission spontanées, que j’encourageais dans leur manifestation… allant de la petite peste qui rêve de se faire dompter à la soumise-esclave qui a besoin de son Maître pour donner un sens à sa vie et à ses jours. Presque chacune est intéressante sur papier… il fallait donc essayer pour mieux savoir ce qui serait le plus agréable, concrètement!

La seconde source est les autres dominant(e)s et soumis(e)s. Ceux-là ont enrichi ma réflexion, et pas toujours parce que nous étions d’accord! Mais justement… vu que je n’avais pas de problème à prendre un certain recul par rapport a ce que devrait être le BDSM, j’en suis venu à me constituer un point de vue qui me soit propre à propos des relations d’échange de pouvoir. Sur le plan philosophique, je loge du côté de l’exploration personnelle de ses désirs, plutôt qu’une soumission à une certaine façon de penser qui serait meilleure ou plus vraie que les autres. En ce sens, aussi, je ne souscris pas à l’idée que le BDSM va dans une direction - plus dur, plus intense, plus douloureux, conquérant limite après limite jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien qu’une femme prête à tout et sans désir propre. .

En fait, durant ma pause pré-élodie, j’ai mis le doigt sur une pièce manquante, une pièce importante néanmoins. Oui, je suis dominant. J’adore jouer dur et rien ne m’excite autant que laisser ma partenaire renversée par mes attentions. Je ne suis pas un fan de bondage-immobilisation, je ne suis pas un fan de séances de percussion qui n’en finissent plus, je ne suis pas attiré du tout du tout par l’idée de livrer ma copine à des inconnus pour qu’ils l’utilisent et la salissent (autrement qu’en fantasme, en tout cas). Je suis attiré par les jeux de rôle, par le les photos et films sexy, par les corps à corps sous les couvertes, par une femme capable de me surprendre et de susciter mon admiration (et pas seulement pour sa soumission!). Je suis on ne peut plus content d’être avec une esclave de coeur qui veuille se donner toute entière à moi, mais mon passé a démontré que je peux très bien vivre dans une relation où la sexualité est intense sans pour autant qu’elle soit axée sur l’échange de pouvoir et les jeux plus corsés.

Bref, ma sexualité inclut le BDSM, mais le BDSM n’est pas ma sexualité.

Je pense que c’est là l’aboutissement de l’État de l’union, et c’est ça pour moi transcender le BDSM. J’en suis à une sythèse entre ma sexualité pré-BDSM et ce qui ressort du plongeon des dernières années. Le monde BDSM est une belle source d’inspiration, mais ça n’est qu’une facette de mon érotisme et ma personnalité - une facette proéminente, bien entendu, si je suis prêt à y faire cette place dans ma vie. Je ne me soucie pas d’être reconnu comme un bon Maître, ou même comme un Maître tout court… par quiconque autre que la personne qui accepte de se soumettre à moi. C’est ça qui est important, tout le reste est superflu.

Je me contredis légèrement à travers ce constat… Après tout, n’ai-je pas passé plusieurs jours à me justifier publiquement de mon intérêt à un échange de pouvoir total? Oui. Mais ce blog est la face publique de mon univers privé. Dans le privé, élodie et moi savons qu’un échange de pouvoir total ne pose pas de problème quant aux limites… elle en a peu et je ne risque pas de me découvrir une soudaine appréciation pour le démembrement érotique. Néanmoins, lorsque je discute de TPE sur le blog, je dois prendre du recul par rapport à mon cas à moi, pour en parler de façon un peu plus abstraite… Mais elles sont toujours axées sur ma façon de traiter les enjeux et problématiques des échanges de pouvoir, non pas en vue de convaincre la planète de la justesse de mes propos… plutôt: pour jouer auprès d’autres joueurs et pervers le rôle de source de réflexion pour jeter un éclairage supplémentaire sur leur façon à eux de traiter leurs enjeux et problématiques à leur manière, selon leurs priorités.

Depuis mon virage vers l’échange de pouvoir comme type de relation préférée, tout ce que j’ai pu lire a alimenté ma réflexion. Il me fait maintenant plaisir, en réfléchissant ici à voix haute, de contribuer à la vôtre à ma manière. Pour ma part, que je les consigne ici ou pas, les pensées que je présente sur Les visage de Janus traversent mon esprit… Pourquoi ne pas les partager, alors?

Je suis conscient qu’en ajoutant ma voix aux divers discours que l’on tient sur le BDSM, je participe à la représentation du domaine… Et pour tout vous dire, contribuer en soutenant l’option d’une sexualité à la fois personnelle et ouverte à la diversité, en encourageant les nouveaux venus à jeter un regard critique sur les discours rencontrés (incluant les miens!), en remettant en question les allant-de-soi et les idées reçues… Tout cela me plaît énormément!

Janus aura un an le 29 août. Mon bref arrêt de cet été m’aura montré que je tiens à ce blog, et qu’il me plaît de l’alimenter… Il ne me reste qu’à remercier mon élodie qui est, comme on peut s’en douter, ma lectrice #1 et qui prendra progressivement plus de place ici comme elle en prend dans ma vie… et à vous remercier, vous qui me lisez, même si vous êtes on ne peut plus discrets dans les commentaires et les réactions!

Réflexion7/8/2008 7:57 am

Le processus de développement d’une érudition mentionnée dans le billet précédent se fait en entrant en contact avec les autres et leurs façons de voir.

Mes premiers pas sont passées par du clavardage et des listes de discussion. En arrivant dans le domaine, comme tout le monde ou presque, je gardais les yeux grands ouverts pour comprendre les traditions locales. Lorsqu’on est en mode réceptif, on met rapidement le doigt sur les usages implicites, culturels du groupe dans lequel on tente de s’intégrer. J’ai ainsi découvert que les gens faisaient grand cas de l’usage des majuscules et minuscules; j’ai compris que même si dans l’abstrait, la communauté BDSM était ouverte sur la différence, dans les faits, beaucoup de ses membres étaient carrément réactionnaires: on se moque des switch qui s’affichent dominants comme n’étant pas si dominants que ça au fond… tout un chacun échange des trésors d’anecdotes croustillantes sur tout le monde… les figures de proue du domaine se plaignent d’un côté des conflits incessants dont ils sont soi-disant victimes, mais ils jettent de l’huile sur le feu à toutes occasions…

Plus encore, j’ai vu ce que les analystes appeleraient un "narrative", un courant de discours qui sert de ressource explicative et justificative… Dans les premiers temps des Visages de Janus, c’est un peu contre ce discours que je me débattais, je le réalise maintenant. Il s’agit de l’idée selon laquelle il y aurait une façon plus correcte que les autres, voir une façon juste et bonne de penser et vivre le BDSM.

À ce propos… Je suis retombé récemment sur un paragon de ce discours: l’ouvrage sur l’obédience latine des amis de Germanicus. Après avoir lu quelques chapitres, l’idée maîtresse était manifeste: notre manière de faire les choses est la seule vraie bonneEt les autres ne savent pas ce qu’ils font! Je vous en livre un extrait qui l’illustre assez bien:

    Un(e) Maître(sse) a besoin de se retrouver, régulièrement et souvent, parmi ses semblables. C’est un ressourcement indispensable. Nombreux sont ceux qui prétendent le contraire et         affirment que la Domination est une affaire personnelle et individuelle. En examinant les cas de ces «Maîtres francs-tireurs» qui, à les entendre, seraient assoiffés de liberté et                     d’indépendance, on s’aperçoit très rapidement que s’ils méprisent autant les cercles ou tous les groupes constitués en général, en les assimilant à des sectes pour mieux les rejeter, c’est     souvent, pour ne pas dire toujours, parce qu’ils n’ont jamais pu intégrer l’un de ces groupes ou cercles. Si ces indépendants sont en dehors des groupes constitués, ce n’est pas par         choix, c’est simplement parce que personne, jamais, ne les a invité à entrer. (Maître Bob [sic], Les amis de Germanicus, p. 29). 

Bref, on met en boîte les Maîtres qui ne cadrent pas avec leur conception de la Maîtrise, en ajoutant du même souffe que s’ils ne sont pas parmi eux, les vrais, c’est qu’ils sont jaloux, nah (Cela dit, je n’ai jamais été rejeté d’un "cercle" quelconque, mais j’ai toujours trouvé absurde que moi, dominant, doive me soumettre à la vision d’un groupe qui était là avant moi. Mais passons).

Pour en revenir à la communauté et à son paradoxe ouverture / orthodoxie, ça m’évoque une bande d’artistes dans un vernissage… tout le monde y va de son commentaire pour dénigrer le travail des autres, comment c’est pas de l’art, c’est du tape-à-l’oeil, c’est pas un vrai, etc., commentaires qu’on retrouve pratiquement tels quels dans la communauté BDSM… Mes réflexions me ramènent toujours à la même question… pourquoi ce besoin de se regrouper alors que l’échange de pouvoir est une affaire intime et privée? Lorsque la réponse a fini de prendre forme dans ma tête, mon choix était fait: je me suis retiré de la communauté - même si j’y contribue à ma manière par l’entremise de ce blog.

"La communauté est super respectueuse" et "la communauté est un creuset de bitches et autres chienneries". Comment ces deux énoncés peuvent coexister?
Je remarque un pattern: les nouveaux venus qui savent faire preuve de politesse et de respect sont accueillis à bras ouverts - on ne connaît d’eux que leur attrait pour le BDSM partagé par tout le monde! Mais lorsqu’ils commencent à être connus, ça commence à murmurer (mea culpa: il m’arrive de faire pareil). 

Je vous donne un exemple issu de mon expérience. Un homme soumis que j’aimais bien sans le connaître a eu une discussion avec sandrine après notre séparation. Alors que je croyais que l’homme en question était favorablement disposé à mon égard, sandrine m’a narré comment il m’avait traité d’écoeurant et de non respectueux (souvenons-nous que j’ai quitté sandrine parce que je n’étais pas amoureux d’elle après plusieurs mois, et j’avais soif d’amour - donc pas une affaire de tromperies ou de trahison). sandrine a dû se débattre pour me défendre, ce qui est quand même étrange pour une fille qui vient de se faire laisser, non? Je présume que le monsieur en question avait des vues sur sandrine, mais son volte-face est un bel exemple de la profondeur du respect que les gens ont les uns envers les autres… et si c’était le seul volte-face que j’ai subi!

En somme, ça n’est pas parce que nous partageons le BDSM que nous nous ressemblons - ou même que notre BDSM se ressemble! Demeurez prudents de ce que vous confiez à vos amis, mais surtout… méfiez vous des prophètes et des prosélytes. Ne vous privez pas de sortir et de jouer en public, mais rappelez-vous que si vous rencontrez quelqu’un issu du monde virtuel, mettre un visage sur un nick ne vous fait pas le connaître… et gardez à l’esprit que même si vous ne jugez pas personne, cela ne vous empêchera pas d’être jugé.

 

Réflexion6/8/2008 8:30 am

Je l’ai dit maintes fois: on ne naît pas dominant, on le devient. Enfin, on naît peut-être avec une tendance à s’affirmer et à prendre le contrôle, mais si ça n’était que ça, je pourrais très bien le faire dans un couple vanille. La première partie de cette série traite un peu de la question de l’expérience. 

L’apprentissage de la domination peut se faire sur deux axes, selon moi.

Le premier axe passe par l’érudition. C’est en se documentant sur le D/s et le sadomasochisme que l’individu élargira ses horizons. Les connaissances techniques, les sites web, les histoires, les gadgets… tout cela enrichira le dominant qui ajoutera beaucoup de cordes à son arc. En avançant dans le processus, il saura faire des noeuds, des harnais, des suspensions peut-être; il saura comment fouetter des fesses avec un ou deux martinets, et quand passer à des percussions plus corsées; il saura… enfin, vous comprenez.

Le second passe par l’introspection. Si l’art de la domination est d’imposer sa volonté à sa soumise avec une créativité perverse, c’est au fond de soi qu’on peut trouver l’inspiration. La 1re partie de ce texte mentionne comment j’ai progressé pour en venir à apprécier des trucs qui me rebutaient à la base… Si le processus débouche sur une nouvelle source d’excitation, c’est que j’ai su aller au-delà de mes blocages. Attention! Les limites et réticences du dominant ne sont pas des défis ou des obstacles à pulvériser, pas plus que pour les soumises! (Je me vois mal m’atteler à des trucs qui me rebutent vraiment en disant de fois en fois "je réussirai à trouver cela excitant un jour"!)… Mais si en bout de ligne, la curiosité m’a amenée à l’excitation, c’est qu’il y avait quelque chose à y découvrir…

Je pense qu’il est difficile de progresser dans la domination sans ses deux axes, mais je pense également que le second est plus important. Le premier est une source infinie d’inspiration, mais comme dit l’autre, si tu te modèles au modèle tu deviens pâte à modeler…  Il y a différentes façons de faire du BDSM, alors il est important de trouver son BDSM… Plusieurs sources s’empressent de répondre à ces questions, mais c’est toujours le point de vue de l’auteur qui se trouve encapsulé dans le propos… et le but d’être Dominant, à tout prendre, n’est-ce pas mettre en oeuvre ce qui nous plaît et stimule le plus, accompagné d’une partenaire compatible?

Je pense que c’est sur ce point qu’une métamorphose s’est opérée sur moi en cours de route. Dans un premier temps, j’étais collé aux fantasmes et aux préférences de ma partenaire, préoccupé que j’étais à la rendre folle de plaisir et de désir… j’étais aussi en phase de développement sur l’axe de l’érudition, et je laissais une bonne place aux savoirs et techniques qui, je pensais, feraient de moi un meilleur dominant.

Sans perdre de vue l’excitation de ma partenaire, j’ai réalisé que bien souvent, ce que je choisissais de faire ou ne pas faire était moins important que la manière de le faire. Ces soumises ne sont pas à genoux devant moi pour que j’exauce leurs voeux; si je me sers d’elles, si j’abuse de leur corps, si je les confronte, leur fait passer un rude moment, si je m’excite grâce à elles en leur faisant faire tout ce que je veux jusqu’à en perdre la tête, ils seront exaucés de toute manière. Et c’est là que l’introspection prend le relais… en mettant au point des idées tordues, des scénarios cruels, en laissant libre cours aux pires cochonneries qui me passent en tête… Ou en me connectant sur celles qui traversent l’esprit de mon esclave. Parce que ce que ses perversions font résonner en moi catalyse mon introspection et avive mon imagination… et c’est là que nos deux érotismes se rencontrent.

Pas complètement égoïste, pas vraiment soumis aux désirs de l’autre… le dominant devient plutôt le moteur qui incarne la rencontre de deux imaginaires! 

Réflexion5/8/2008 8:27 am

Au fil des expériences, mon rapport aux relations d’échange de pouvoir s’est beaucoup transformé.

Lorsqu’on rôde en ligne, on réalise vite que les femmes, autant dominantes que soumises, sont en quantité limitée comparé aux hommes qui voudraient être avec elles. Pourtant, pendant que des dizaines cherchaient, moi, elles me trouvaient. En effet, plusieurs de mes contacts ayant évolué vers une relation ont été initiés par la femme…

Sans trop d’humilité, je sais que je me distingue. L’expression écrite sert de visage en ligne, et c’est un de mes atouts. Le fait qu’aucune femme rencontrée ne se soit sauvée en griffant ses yeux une fois qu’elle m’a vue en vrai laisse entendre que je ne me présente pas mal non plus. Je suis chanceux… Pourtant, lorsque je vois comment d’autres dominants cherchent leurs partenaires, je vois que ça n’est pas seulement une question de chance. Les uns vont se contenter d’écrire "ch f soumise pour anal" (et quoi, s’imaginer que des femmes vont se précipiter sur quelqu’un qui sait exprimer ce qu’il recherche sous forme télégraphique?); les autres vont pondre des profils grandiloquents avec des dizaines de photos de femmes attachées dans les positions complexes, ou les fesses rougies… avec un texte comme celui-là, authentique: "Pour toutes les soumises qui cherchez celui qui saura vous faire obéir, vous initier à la soumission et à l’art d’obéir, ne cherchez plus. Faites moi signe et il me fera plaisir de vous aider à trouver vos limites à vous faire découvrir la soumission. Je suis un Maître expérimenté qui saura respecter vos limites. " Même si les deux n’ont pas le même degré de finesse, je pense qu’ils illustrent bien l’erreur fondamentale entretenue par le dominant virtuel à propos de la femme soumise: ce que vous désirez ne dit rien aux femmes de qui vous êtes, et les femmes veulent savoir à qui elles ont affaire.

Pour revenir sur le sujet des relations, maintenant que j’en ai quelques-unes derrière moi, je me rends compte aussi que la conception fantasmatique de la femme soumise prête à tout pour plaire à son Maître ne tient pas la route - mais plus encore, qu’elle est responsable de bien des errements dans les relations D/s.

En principe, le Maître exige, la soumise donne. Mais dans les faits, la soumise est très souvent un être pétri d’insécurités avec des blessures émotives non négligeables. Si vous vous plaisez, si vous l’acceptez, elle va se donner corps et âme pour exaucer vos moindre souhaits. Mais à l’arrière-scène, vous risquez de jouer dans ses bobos sans le savoir (et sans qu’elle vous le dise!). Évidemment, ça n’est pas en jouant avec des cordes et un peu de rough sex que ça risque d’être grave. Mais si vous lui faites très mal, si vous offrez son corps à d’autre, si vous imposez des contacts homosexuels, si vos humiliations touchent trop près aux blessures… vous risquez de démolir plutôt que construire quoi que ce soit. Peut-être que non. Mais c’est jouer gros si vous foncez dès le début des relations. Et on dirait que c’est un réflexe de jeune dominant: après avoir trouvé une soumise, on en cherche une deuxième, sans considérer le décuplement de l’insécurité de la première, son sentiment de ne pas être à la hauteur… Même si ses limites disaient que c’était ok, parions qu’une fois face à une partenaire imposée, une certaine rivalité et méfiance s’installeront… nous sommes loin du scénario original!

Je pense que la réalisation-massue, cependant, est que les relations passent. Après quelques années dans le domaine, on voit des relations proclamées éternelles s’effriter en quelques mois, des annonces sollennelles qu’une telle a reçu le droit de porter (virtuellement) le collier du Maître, et quelques semaines (j’ai déjà vu quelques jours) à peine plus tard, elle est embarassée d’apparaître sans lui, et de jusifier le changement… J’ai même vu le branding d’une soumise qui s’est séparé de son homme la même saison.

En résumé, je dirais que c’est ceci que je retire de mes expériences relationnelles: les femmes soumises sont à la fois très fortes et très fragiles. Pour être certain de ne pas casser le fragile, prenez le temps de les apprivoiser avant de jouer à la confrontation, au Maître cruel. Elles sont souvent de grandes romantiques également, qui rêvent d’amour, et qui risque de vous aimer tendrement, quoiqu’elles en disent. Janus s’affiche comme humain, quoique dominant; il serait bon de se rappeler toujours, chers collègues, que vos partenaires soumises ne le sont pas moins.

En ce sens, si vous acceptez de jouer avec une femme dont vous savez qu’elle ne retiendra pas votre attention longtemps, ne lui faites pas miroiter mer et monde. Sans quoi elle ressortira de votre entourage encore plus fragile, sinon brisée… Ça ne fait pas d’elles des victimes systématiques: elles doivent porter la responsabilité de leurs choix. Mais pouvez-vous exiger moins de vous-mêmes? En tant que dominants, pouvez-vous vous permettre de faire l’économie de réfléchir à l’éthique de vos propres choix? 

Réflexion4/8/2008 7:00 am

Alors que mon élodie lutte avec ses bagages, et en attendant que la poussière retombe, je vous offre cette semaine une série de réflexions que j’ai appelée "l’état de l’union", avec un clin d’oeil au discours annuel du Président au peuple américain. Dans mon cas, il s’agit d’un retour sur ces dernières années où j’ai découvert le monde du BDSM.

Première partie: l’expérience

Il s’en est passé des choses depuis la première fois qu’une femme s’est agenouillée devant moi par soumission. Je me souviens lors de cette première rencontre où, préoccupé d’être à la hauteur, j’avais pris des notes à propos de ce que j’allais dire et faire…

À ce moment-là, je n’étais pas porté sur les jeux de corde, je n’étais pas vraiment sadique et je ne savais pas trop comment installer et faire respecter une discipline. Bref, j’étais un dominant doux qui se nourrit de la vénération de l’autre, de sa volonté à se plier à mes exigences. Petit à petit, cependant, j’ai rajouté des cordes, et pas seulement à mon arc… 

Je dois dire en regardant dans le rétroviseur que je suis un peu surpris du chemin que j’ai fait depuis le fil du départ, entre autres par la sexualisation de mille et une chose qui m’apparaissaient pas vraiment excitantes… les fesses rougies… et autres marques sur la peau… l’humiliation… les jeux de toilette… J’en ai découvert beaucoup sur mon en me permettant d’explorer certains angles morts de mon érotisme. J’ai des idées de scénarios passablement corsés en tête, des images qui me stimulent maintenant, mais qui m’auraient répugnées en début de parcours… L’esprit humain est une drôle de bête, décidément!

Au-delà du simple fait de pratiquer telle ou telle activité, j’ai beaucoup gagné en assurance. Je pense qu’au début, je me faisais l’outil pour incarner les fantasmes de soumission de mes partenaires… je collais de très près à leurs attentes et leurs conceptions de la chose (tout en gardant un oeil sur mes préférences, bien entendu!). Maintenant, c’est différent. Je suis toujours à l’écoute de ce qui va faire vibrer ou réagir ma partenaire - mais je suis également plus libéré dans mon approche. Je veux dire que j’ai compris que ce qui donnera de l’impact aux gestes du Dominant ne revient pas à des gestes mécaniques, à attacher les poignets puis à donner des coups de cravache; le vrai pouvoir du Maître est de surprendre, de contraindre, de priver… Ce qui revient à dire que paradoxalement, parfois, pour faire touner la tête d’une partenaire soumise, il ne faut rien lui donner de ce qu’elle voudrait! Cette réalisation m’a fait décoller de ma préoccupation de ce que ma partenaire veut ou ressent à chaque instant, pour plutôt me mettre en contact avec mes propres désirs, et bien entendu de ce que m’inspire ma partenaire…

Je pense qu’à peu près toutes mes partenaires avaient en commun qu’elles auraient pu aller plus loin, ou qu’elle en auraient pris plus que ce que je leur demandais.

Je n’y vois pas un échec, plutôt le signe d’une certaine prudence… De un, quels que soient leurs désirs, je pense toutes n’étaient pas aptes à encaisser plus sans séquelle, même si elles en avaient été "capables". De deux, "Loin" n’est pas une destination. C’est un voyage. Et on ne peut pas aller "loin" avec des compagnons rencontrés au gré de la route. Mes partenaires sont venues, elles (ou moi) sont reparties, chacune me laissant un brin de compréhension et d’expérience avant de bifurquer.

Maintenant que j’ai ma compagne, qui sait où cela nous mènera?

DEMAIN: Les relations